Casus Belli
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MessageSujet: Ville Mar 25 Juil - 12:13
La ville


Les villes ont profité de l'essor démographique et de l'exode rural de ces dernières années.
Elles sont aujourd'hui de grands marchés agricoles et des centres de pouvoirs, notamment religieux par l'intermédiaire de l'évêque. Les plus grandes comptent jusqu'à 20 000 habitants, les moyennes environ 10 000, mais la plupart des centres urbains sont des bourgs concentrant les organes administratifs de la campagne alentour et comptent jusqu'à 2000.
Castelion, la capitale du Royaume, est une ville unique, avec ses 100 000 habitants.

Architecture
Le plan des villes et la répartition des espaces trahissent leurs origines : en damier, circulaire, anarchique...etc.
Souvent, les habitations se sont polarisées autour de pôles attractifs : château, manoir, abbaye, église, sanctuaire, marché ; quand les villes n'ont pas été créées de toute pièce sur la volonté d'un seigneur par la création d'une villeneuve.

L'architecture est globalement la même dans toutes les villes des Landes, même si on note quelques différences entre le Nord et le Sud du pays.
L'architecture s'exprime surtout par les monuments sacrés et civils, la construction d'églises, de monastère, de palais. Les nouvelles techniques du Xème siècle ont révolutionné l'art monumental ; les églises voient apparaître les voûtes, les colonnes, les coupoles, les arches et la pauvreté des fenêtres (à cause des voûtes qu'il faut soutenir) qui rend les lieux souvent sombres. La grandeur des édifices religieux est exacerbée par les abbatiales de l'ordre des Cramoisis pour qui "rien n'est trop beau pour honorer Dieu".
Parallèlement se développe l'art du décor : les monuments sont habillés de peintures murales, de fresques, de tapisseries, de sculptures, de vitraux, illustrant des scènes religieuses ou historiques. On donne une grande importance à la géométrie et à la symétrie, symbole de l'harmonie.  

A côté de la magnificence des bâtiments religieux et nobles se trouvent les habitations privées des simples citadins, héritières de la maison rurale. Au Xème siècle, avec la poussée démographique et l'exode rural, l'augmentation de la population urbaine a entraîné l'apparition de maisons étagées en pierre.
Au rez-de-chaussée se trouve la pièce à vivre ouvert directement sur la rue. Pour les artisans, elle sert aussi d'atelier et de boutique, mais certains métiers privilégient l'étage pour des raisons de sécurité, comme les orfèvres, ou pour la luminosité, comme les tisserands. A l'étage se trouve les chambres de la famille.
Les maisons sont souvent très sombres, car les fenêtres sont un luxe. Ces dernières sont faites de lames d'albâtre, de vitraux colorés, de vitrage ou de toiles huilées ou cirées, puis fermées par des volets de bois.
Chez les plus riches, la maison se distingue par sa taille et son confort. La pièce principale est agrandie par une cuisine et une garde-robe. A l'habitation s'ajoutent une cour, des jardins, des écuries, une chapelle privée, une tour, qui rappellent les maisons fortes de la campagne. On y trouve un système d'évacuation des eaux usées, des latrines, des bassins et des puits filtrants.
Pour les riches comme pour les plus pauvres l'ameublement reste succinct : coffres, étagères, placards, dressoirs, tables souvent à tréteaux, bancs, chaises, cuves. Les lits sont faits de cadre de planche rempli de paille avec un matelas de plumes ou de déchets textiles.

Infrastructures
Les grands centres urbains accueillent tous les bâtiments nécessaires à l'activité des citoyens : religieux, politiques, sociaux, économiques et résidentiels.

Chaque ville possède son église principale à côté de plusieurs autres édifices subsidiaires, qui devient une cathédrale si la cité est un siège épiscopal, ou une abbatiale si elle dépend d'une abbaye. C'est souvent le plus grand et le plus beau bâtiment de la ville. Les édifices religieux sont des points de sociabilisation où se réunissent les communautés pour la prière. On y trouve aussi les écoles et les centres de soin tenus par des prêtres ou des moines comme les Hôtels Dieu.  
Autres lieux favorisant le ciment social : les bains publics, où se retrouve toute la population citadine, de tous les horizons et toutes les classes. C'est le centre des ragots et des rumeurs, où les nouvelles s'échangent. Ils ont mauvaises réputations, car ce sont des lieux de loisir libertin, souvent liés à la prostitution. On y contracte le "mal valentin" (la syphilis).
Les bains s'accompagnent souvent d'étuves qui permettent de purifier le corps par la transpiration et de thermes, des bains thérapeutiques, utilisés notamment pour traiter les rhumatismes. Les étuveurs (ou étuveresses) mettent souvent à disposition de leurs clients un coiffeur et un personnel féminin nombreux.

Après les bâtiments religieux, les édifices les plus majestueux sont les bâtiments civils appartenant à la commune ou au seigneur : les palais, les manoirs ou hôtel particulier, les tribunaux, les bureaux des offices.
Souvent, la noblesse possède une résidence urbaine qu'elle occupe quand elle se rend en ville. Les nobles rivalisent pour avoir la plus belle demeure, s'illustrant souvent pas la construction de tours toujours plus hautes qui irritent le clergé lorsqu'elles dépassent la hauteur du clocher.
Les marchés, les halles et les foires sont les centres économiques des villes, où viennent les marchands étrangers pour échanger leurs produits. On y trouve aussi des banques, des bureaux de change, les sièges des guildes, des entrepôts.
De plus en plus, les villes favorisent l'installation d'université et d'école de droit pour y recruter des administrateurs compétents.

Les rues sont sombres et étroites à cause des maisons qui les encerclent. Rarement pavées, elles sont très sales : les gens y jettent le contenu de leur pot de chambre et leur déchets, les cochons y vivent en liberté, l'odeur est infâme. L’approvisionnement en eau de la cité est une priorité. Elle est acheminées par des canaux, des aqueducs, des puits et des fontaines.
Certaines villes possèdent un faubourg, des quartiers d'habitations construits en dehors des murailles. Ces faubourgs sont les premiers touchés par les attaques ennemis, et sont souvent rasés lorsqu'on se prépare à un siège.

Seigneuries urbaines
Les villes sont, tout comme les campagnes, divisées en seigneuries. Bien souvent, ces seigneuries sont aux mains des ecclésiastiques, chapitres, évêchés et abbayes, mais il existe aussi une aristocratie urbaine, descendante des ministériaux épiscopaux et comtaux, qui, bien qu'exclue généralement du gouvernement communal, possède des grandes richesses et de grands pouvoirs (notamment par le contrôle des offices cléricaux où ils placent leurs cadets). Toutefois, la majorité de la noblesse vit dans les campagnes.
Les seigneurs tirent de leur seigneurie des redevances fixes (le cens) mais habituellement ils ne disposent pas du droit de ban. Les seigneuries urbaines sont souvent complexes, enchevêtrées les unes sur les autres, enclavées et absorbées par d'autres.

Défenses
Les villes sont entourées par des murailles hautes de 10 mètres renforcées parfois de fosses sèches ou remplies d'eau. Les enceintes sont souvent surdimensionnées et laissent à l'intérieur des espaces vides qui attendent d'être occupés. On entre et on sort de la ville par de grandes portes fermées par d'énormes poutres renforcées de herses avec un pont levis enjambant la fosse. Le jour, des portiers surveillent les portes jusqu'au soir où ils les referment et rendent les clefs au responsable. La nuit, les citoyens s'occupent du guet et de l'arrière-guet. L'arrière-guet parcourt les rues pour surveiller les voyous. Ils vérifient que les portes soient bien fermées et que les guetteurs ne s'endorment pas ou ne quittent pas leur poste.
Aux portes se trouvent des beffrois, de grandes tours qui supportent d'énormes cloches. A l'aube, le guetteur sonne la cloche pour réveiller les habitants.

Lorsque les murailles tombent et la ville laissée au pillage et au massacre, les habitants peuvent se réfugier dans la citadelle, une grande forteresse urbaine, siège de la garnison. C'est une sorte de château fort au sein de la ville, qui sert de prison et d'arsenal. Tant que la citadelle reste debout, les assaillants n'ont pas totalement pris la ville.

Population
La population urbaine, plus encore que celle des campagnes, se divise en plusieurs catégories sociales : clercs, nobles, bourgeois, artisans, marginaux...

Le peuple regroupe tous les citoyens non nobles. On distingue le peuple gras, fait de grands propriétaires fonciers qui pratiquent la négoce et le prêt sur gage, de juristes, de maîtres de monnaie, de notaires, de banquiers et de riches marchands, du petit peuple, composé des classes laborieuses, de petits artisans regroupés en métiers, de travailleurs salariés, d'ouvriers qualifiés. Le peuple forme la grande majorité de la population urbaine et possède un grand pouvoir, notamment économique. Il peut avoir une forte influence sur les gouvernements et parfois en faire parti. Pendant les crises, le peuple peut être représenté par un capitaine pour s'opposer au pouvoir des nobles.

La noblesse des villes possède des seigneuries urbaines et sont patronnes d'églises, promoteurs de communautés religieuses et propriétaires d'hôpitaux. Ce sont de grands propriétaires terriens qui tirent le principal de leurs ressources de la campagne proche. Les plus importantes familles se sont accaparées les offices épiscopaux, comme les postes d'archidiacre ou de primicier (chancelier), les transformant en titres héréditaires.
Les grands nobles sont souvent repliés sur la campagne et ne possèdent en ville qu'un patrimoine réduit.

Dans les villes, le clergé s'incarne surtout dans la personne de l'évêque. Malgré la dépolitisation de l'épiscopat à cause de la réforme de l'Eglise, les évêques possèdent toujours une très grande influence sur la vie urbaine : ce sont des arbitres dans les litiges et des personnalités honorifiques très écoutés.
On trouve aussi des chanoines qui forment le chapitre épiscopal, des moines et des moniales.

A côté des 3 grands groupes se trouvent les exclus : les marginaux, les ermites, les mendiants, les malades, les prostituées et les esclaves.  
Les reclus, volontairement cloîtrés pour toujours dans leurs reclusoirs souvent près des cimetières, sont des mystiques mal vu par l'Eglise, qui deviennent des conseillers spirituels pour les habitants.
Les étrangers infidèles constituent une autre partie des exclus. Ils forment de petites communautés fermées, regroupées dans des quartiers précis. Certaines communes possèdent des lois qui leur interdisent de manger avec les citoyens, de porter des armes, d'avoir des esclaves ou encore de monter à cheval. Parfois on leur impose un signe distinctif, la rouelle, à crocher sur leurs vêtements.
A l'extérieur des villes sont construites des léproseries où l'on met à l'écart les lépreux.

Institutions
Le gouvernement d'une ville dépend d'une cité à l'autre. Toujours l'évêque y a une grande place, gardant une fonction arbitrale dans les querelles des laïcs.

Dans les villes seigneuriales, le seigneur est représenté par le prévôt. Il a la fonction d'un intendant : il prélève les taxes et les impôts, entretient les biens, surveille le commerce et les échanges, jugent les affaires en première instance.
Lorsque le seigneur accorde une charte de franchise (ou charte de commune, ou charte de consulat) aux citoyens d'une ville, il leur concède la prévôté. La ville peut alors élire son prévôt et se doter d'un gouvernement communal.
Ces chartes se payent chers, parfois en sang lors de révoltes urbaines contre l'autorité seigneuriale, soit en argent : le seigneur concède la charte contre une taxe annuelle qu'il fixe lui même. Certaines villes sont aussi sujet à un service militaire, devant à leur maître un certain nombre de soldats lorsque l'ost est levé.
Avec une charte, la ville devient une sorte de seigneurie collective où le pouvoir public (le droit de ban) est exercé par une assemblées de citoyens élus (échevins, consuls, capitouls...).
Les instances urbaines organisent la société : il fixent les mesures, les salaires, entretiennent la voirie et décident de l'urbanisme (drainage, routes, pavages, irrigation), garantissent la paix, l'ordre et les libertés, arbitrent les querelles et rendent la justice, organisent les fêtes, les marchés et les foires, prennent en charge la sécurité publique, le police, la surveillance des remparts, approvisionnement de la cité et régulent les échanges marchands.
Les assemblées sont rarement démocratiques, une bonne partie de la population en est exclue. Le statut d'échevin est souvent accaparé par quelques riches familles de bourgeois qui constituent une oligarchie qui domine la ville.

Le campagne
La campagne aux alentours de la ville est dominée par le gouvernement communal. C'est une extension de la cité, au delà des murailles, qui lui permet de constituer des verrous défensifs, de contrôler les routes marchandes et les récoltes afin de nourrir la population urbaine.
La noblesse des villes y possède la majorité de leur patrimoine et tirent de la campagne quasiment toutes leurs ressources.

Ville
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