Casus Belli
Bonjour, bienvenu sur Casus Belli.
Pour connaître rapidement le forum, cliquez sur le Guide de Jeu.
Si vous avez des questions, n'hésitez pas à les poser dans la partie Contact, vous pouvez y poster sans être inscrit sur le forum.
Au plaisir.

Partagez|
avatar
Messages : 280
Date d'inscription : 07/07/2017
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Commerce et guildes Mar 18 Juil - 23:14

La Monnaie

Depuis les réformes du Roi Raoul II (1076-1120), la monnaie des Landes est unifiée et seul le Roi possède le droit de battre monnaie. Ainsi, tout le pays utilise la même devise, avec le même poids et le même alliage quelques soi la région. En l'absence d'or, le pays utilise encore le monométalisme, fait d'argent issu des mines de Cahogne dont le commerce est monopole royal.

Il existe deux types de monnaie, la monnaie réelle et le monnaie de compte.
La première est la monnaie concrète, c'est à dire la pièce de métal qui sert tous les jours pour les achats. Elle s'exprime par le denier, qui forme la base du système monétaire. Le dernier se divise en obole (ou maille) qui représente 1/2 denier ; et en poge (ou picte) qui représente 1/4 de denier. Ainsi, 4 pictes = 2 oboles = 1 dernier.
La seconde est une monnaie fictive qui sert à régler les transactions marchandes. C'est la livre et le sou.
Le Roi Raoul II imposa à tous le système de la livre casteloise (ou livre royale), où la livre équivaut à 200 deniers et le sou à la moitié d'une livre. Les dévaluations monétaires, l'une des causes de la Guerre Civile, sont interdites par la Grande Charte (en échange de quoi le Roi garda son monopole).

Par la suite, d'autres monnaies ont pénétré l'espace économique du Royaume, venant principalement de marchands étrangers, notamment les pièces d'or valentines, comme le ducat, l'écu ou le gros d'argent.

RP : Sur le forum, on ne prend en compte que les transactions coûtants au minimum une livre (c'est à dire plus de 200 deniers). Les achats de tous les jours (nourriture, chambre à l'auberge...) qui ne coûtent que quelques deniers ne sont pas considérés dans les finances des personnages.


Le commerce
Les marchands
A l'origine les artisans vendent eux même leurs produits, mais dans les villes tous les métiers ne sont pas représentés ou pas en assez grand nombre pour subvenir au besoin des habitants. C'est là qu'intervient le mercier.

Les merciers "marchands de tout et faiseurs de rien" sont les marchands intermédiaires entre le fabriquant et le public, qui rassemblent les produits des artisans pour les mettre à disposition des acheteurs. Ils ne produisent rien, les industrielles y veillent, et vendent de tout.
Il existe deux sortes de merciers, l'ambulant appelé colporteur, et le sédentaire appelé boutiquier.
Le premier parcours les chemins, transportant ses marchandises sur le dos ou portées par une bête de somme, pour se rendre dans les foires où tous les marchands du monde se retrouvent.
Le second possède sa boutique en ville et reçoit ses produits des artisans qui l'entourent à qui il passe commande.
Les routes sont dangereuses et les grands voyages sujets aux attaques des pilleurs et des pirates. Les marchands  itinérants voyagent en groupe armé. Parfois ils reçoivent l'assistance des soldats du seigneur local qui les prends sous sa protection non par bonté mais pour des raisons économiques.

Mais de plus en plus le grands marchand se sédentarise, préférant rester derrière son écritoire en sécurité, entouré de personnel pour maintenir une correspondance intensive le mettant en relation constante avec ses différents associés à travers le monde et les commis* qu'il envoi convoyer d'importantes cargaisons.
Certains se sont transformés en courtiers*, des intermédiaires avec les marchands étrangers à qui ils procurent logements et entrepôts contre une commission.

Marchés et foires
Les lieux d'échanges prennent la forme de marchés, se tenant toutes les semaines, et les foires, généralement annuelles ou semestrielles.

Dans les marchés opèrent les mercatores, les intermédiaires entre les producteurs et les marchands à longues distances. Sur les étales, les produits locaux sont mit en valeur et sont échangés contre les produits lointains qu'apportent les marchands.

Les foires, moins fréquentes mais plus longues (elles durent un ou deux mois), ont une zone d'influence beaucoup plus importante que les simples marchés locaux et permettent de traiter les affaires en gros volume. Elles n'ont pas qu'un rôle économique, elles donnent aussi l'occasion de grandes fêtes. Les foires donnent lieux à une grande concentration de population.
Certaines ont dépassé le cadre de leur pays pour devenir internationale et concentrer des produits exotiques venus des quatre coins du monde connu. Les foires sont spécialisées dans certains produits, comme les grandes foires du vin ou celles des draps.
Les foires sont dirigées par un maître des foires secondé par une chancellerie, chargée de rédiger les contrats de vente marqués du sceau des foires, et par des sergents responsables de la régularité des accords. Des tribunaux traitent des litiges commerciaux.
Les marchands venant du monde entier sont regroupés en nation et chacun apporte sa spécialité.

Les banques
Les banquiers ont commencé dans les foires où ils s'occupaient du change entre les marchands qui utilisaient une monnaie différente.
Peu à peu les banquiers ont développé leur activité, notamment en créant la lettre de change, très populaire chez les nobles.
Les banquiers sont aussi des prêteurs sur gage et des usuriers. Ils sont capables de prêter de forte somme d'argent contre un fort taux d'intérêt.
Les seigneurs peuvent mettre en gage leurs objets précieux et même leurs terres contre 60 % de leur valeur. S'ils ne parviennent pas à rembourser leur dette, l'objet du gage devient la propriété du prêteur.

Les routes commerciales
Le surplus de la production a permis l'essor du commerce et des grandes routes marchandes.
On compte 7 sortes de routes : l'alimentation (grains, vins, sel, poissons fumés ou salés) ; l'habillement (laine, lin, fourrures, cuirs, peaux, produits tinctoriaux) ; la construction (pierres et bois d'oeuvre) ; les transports terrestres (chevaux) et maritimes (goudrons, cordages, toiles à voile) ; l'éclairage (cire) ; la métallurgie (métaux en lingots, armes, orfèvrerie) ; la céramique et la verrerie.

Les marchands ont fondé des comptoirs commerciaux partout dans le monde.
Il s'en trouve beaucoup sur les côtes des Landes, le commerce transocéanique créant les fortunes des marchands les plus ambitieux. Les valentins sont les maîtres de l'import-export et de grandes familles de marchands étrangers se sont emparées du commerce dans les Landes, supplantant les marchands locaux bien moins compétents avec les chiffres.
Au sein du Royaume, le commerce porte principalement sur les biens de consommation alimentaire. Les grains, principalement de froment et d'avoine cultivés partout, sont l'objet d'un grand commerce intérieur. Il profite notamment des grandes foires de Pagagne qui se tiennent toute l'année, à Chambois, Douves et Gravennes.
Le sel, qui sert à la conservation, provient des ports de la côte Est et est échangé dans tout le Royaume et même à l'extérieur.
Puis vient le vin. Seule la Cahogne en produit intensivement pour l'exportation, mais les procédés de vinification actuels ne permettent pas de conserver le vin longtemps, nécessitant de le vendre rapidement. Le principal débouché des vin de Cahogne est le long des fleuves de la Combe et de l'Ivre, jusqu'à Castelion, plus gros marché de consommateur, avec toutes la grande noblesse réunie autour du Roi. Quelques cargaisons débarquent sur le continent où se vin de grande qualité est très apprécié.
Autre que l'alimentation, l'industrie drapante occupe une grande partie des échanges en Lucie, alimentée par le lin et le chanvre produits dans le Nord, ainsi que les plantes textiles comme la pastel.
Le Nord échange beaucoup de bois et de cuir.
De l'extérieur, arrive dans les ports des Landes la soie, les épices, l'opium et l'or arrivés des contrées lointaine d'hyperoccident.

Le commerce intérieur est irrigué par plusieurs grandes routes marchandes.
Les voies fluviales et maritimes sont principalement utilisées, car plus sûrs et plus rapides, donc moins coûteuses. Les grandes fleuves permettent de faire le lien entre les mers et les terres. La route du fer descend la Sernoise de ses lieux d'exploitation que sont les mines du Grand Nord, puis alimente les ports de la Cahogne où se fait le travail de la métallurgie. Celle de l'argent et du vin suis le cour de la Combe jusqu'à Castelion. Le textile, produit principalement en Lucie, utilise la mer par cabotage pour s'exporter partout dans le Royaume et sur le continent.
Dans la Marche-Franche, le canal du Bief permet de traverser l'Île sans devoir la contourner, faisant gagner de précieux jours de voyage aux marchands.

Les guildes
Les guildes sont des corporations de marchands pratiquant la même activité.  
Ce sont des groupements qui soumettent leurs membres à une discipline collective, ils prêtent serment de s'assister mutuellement et de lutter ensemble contre la concurrence. Ils doivent s'acquitter d'une taxe allant dans les caisses de la corporation.
La guilde assure aussi l'encadrement religieux de ses membres, avec un saint patron et l'organisation de fêtes qui lui sont liées.

Si la guilde est reconnue par le souverain, elle peut obtenir des droits et être protégée.
Elle se retrouve dès lors en situation de monopole car les métiers libres sont interdits, tous artisans devant obligatoirement s'incorporer à la guilde.
Elle peut accéder à la personnalité juridique, réglementer le métier, fixer les prix et engager une police.
Dans les cités, les guildes peuvent devenir rapidement importantes, riches et puissantes, capables de négocier avec le souverain et de lui poser problème.
Il existe aussi des guildes secrètes qui fonctionnent sur le même principe, mais concernant des activités illégales (guilde des voleurs, des contrebandiers, des assassins, des informateurs...etc.).

RP : Il est important de soigner ses relations avec les guildes pour obtenir leurs faveurs car elles apportent divers bonus : mercenaires gratuits, courtisans spéciaux, amélioration de la prospérité ou du prestige.
Surtout, les guildes peuvent prêter de l'argent, indispensable lors des campagnes militaires, et rendre quelques services.


Principales guildes
La Hanse marchande
En 1118, pour contrer la montée en puissance des marchands valentins qui tendent à s'accaparer tout le commerce du Royaume, le Roi Raoul II crée le Hanse marchande.
La Hanse, basée à Castelion, est la corporation des marchands au long cours. Elle possède le monopole sur tout le commerce intérieur et extérieur du Royaume, dirige son propre tribunal pour juger ses membres et fixe les prix des marchandises.
Possédant des comptoirs commerciaux à travers le royaume et même à l'étranger, la Hanse est très influente, avec sa flotte, sa richesse et sa milice. Grâce à l'argent de la corporation, le Consul qui la dirige peut influencer les conflits de la noblesse, en finançant un parti plutôt qu'un autre.

RP : les marchands de la Hanse peuvent être joués. Ils possèdent un gameplay spécial différent de celui des nobles.


La guilde des Tisserands
Corporation regroupant les divers métiers de l'industrie drapante de Lucie.
C'est l'une des guildes les plus riches du Royaume. Elle prête de l'argent à bon nombre de seigneurs et même au Roi.

La confrérie de l'acier
La confrérie de l'acier est une corporation des forgerons de Cahogne contrôlant une bonne partie du commerce de la métallurgie.

La corporation des banquiers Valentins
Les grands banquiers Valentins se sont réunis pour former une grand corporation bancaire, notamment suite à la montée de la xénophobie après le Fléau et la Guerre Civile. La corporation bénéficie de la dispersion de la diaspora valentine à travers le monde. Elle possède des banques dans tout le Royaume et à l'étranger, manipulant des sommes d'argent astronomiques à travers les lettres de change. Les Valentins prêtent souvent aux grands Seigneurs et financent de grands projets d'urbanismes, générant encore plus d'argent. Ils sont très mal vu par la population qui accepte mal d'avoir pour créanciers des étrangers.

La guilde des Ondits
La corporation secrète des informateurs. La guilde possède un grand réseau d'espions à travers toutes les cours du Royaume et d'ailleurs. Ayant des oreilles partout, la guilde capte toutes les rumeurs, les informations et les nouvelles. Ses agents sont capables de mener des enquêtes pour déceler la vérité, percer à jour les grands secrets.
Si vous voulez savoir quelques choses ou bien diffuser une rumeur à travers le Royaume, c'est à la guilde des Ondits qu'il faut s'adresser. Leur prix son cher, mais leur efficacité est reconnue par tous.

Les Gipponiers
Sous la couverture de simples marchands de gilets, les Gipponiers sont en vérité une guilde de redoutables assassins. Ils oeuvrent à travers tout le Royaume et offrent leurs services à tous : assassinas, agressions, enlèvement...etc. Leurs prix sont élevés, mais à la hauteur de leur efficacité.
Pour les contacter, il faut traîner du côté de la taverne du Valet Noir à Castelion.

Les Interlopiens
Les Interlopiens forment la guilde officieuse des contrebandiers. Ils sont capables de rapporter à leur client n'importe quel objet, et ce en contournant toutes les taxes marchandes.
Si vous désirez un objet en particulier, détenu ou non par un autre, ou si vous voulez un objet à bas prix, c'est aux Interlopiens qu'il faut s'adresser.

Commerce et guildes
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Vers la règlementation du commerce du tabac
» Démission de la vice présidente de la Chambre de commerce
» Le commerce dominicain, une aide humanitaire à Haïti ?
» Forum sur le commerce et l'investissement en Haiti (15nov07)
» Les guildes de marchands ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Casus Belli :: Administration :: A d m i n i s t r a t i o n :: Encyclopédie :: Annexes-