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MessageSujet: Chronique du vicomte de Beauziac, Valère III. Dim 28 Oct - 12:49
Valère III de Guivre-Beauziac


Personnalité
Valère ayant été un enfant malade et affaibli, son éducation n’est pas vraiment typique de celle de la noblesse aristocratique. Ne pouvant véritablement compter sur sa force physique et virile, le vicomte a été forcé de compenser autrement. Il en a gardé une vision très cynique de l’honneur et des tournois de chevaliers. Pour lui, tuer quelqu’un avec honneur sur les lices d’une joute n’est pas meilleur que d’empoisonner ou de faire planter un couteau dans le dos d’un autre, ce qui explique probablement la manière qu’il a de réfléchir.

Valère est un homme très charismatique. Sa petite taille et son visage vérolé ne change rien à sa posture et à sa manière d’aborder les autres : Il est affable et toujours souriant. Valère est un homme très ouvert, poli et courtois, même envers ceux qui se déclarent ennemis. Sa gentillesse ne doit pas être confondue avec de la naïveté, Valère est même au contraire quelqu’un qui imagine tout le temps des arrières-pensées dans les manières et les avances de ses interlocuteurs. Il est extrêmement hypocrite, ce qui lui permet d’être insensible aux autres hypocrites ; Il a suffisamment conscience de lui-même pour ne pas être facilement charmé ou corrompu, une qualité qui l’a rendu essentiel dans l’administration du Roi auprès duquel il a grandit.

C’est un bourreau de travail très sérieux. Sa politesse cache une fermeté et une sévérité toujours courtoise envers ses subordonnés et ses administrés. Il n’hésite jamais à relire et contrôler les viguiers et les prévôts lui-même, persuadé qu’il n’y a pas meilleur travail que celui qu’on fait soi-même. Cela fait de lui un homme parfois goujat et condescendant, il est donc très peu apprécié des fonctionnaires qu’il dirige et qui apprennent bien vite que sa sympathie n’est jamais autre que professionnelle.

C’est un triaphysiste sincère, mais avec une trop grande ouverture d’esprit pour le clergé. Il a des amitiés parmi les derzis et il est passionné par la culture des Dwym, au point d’avoir acheté des artefacts de Petite Lande. Il croit sans arrière-pensée au culte et son corps a des frissons lorsqu’il voit un reliquaire, mais cela ne l’empêche pas de faire parfois des plaisanteries flirtant avec l’hérésie lorsqu’il parle de la richesse débonnaire de certains évêques ou abbés.

Il aime sincèrement son fils Esteben, même si sa relation avec lui est assez virile et rude, comme un père avec son enfant. Esteben est la seule personne avec laquelle chacune de ses paroles est franche. Il a également une relation très fusionnelle avec sa petite soeur Alix.


Généalogie

Parenté :
• Parents : Thibault de Guivre (†) + Adélie (Vicomtesse de Beauziac) (†)
• Aïeux : Enguerrand IV de Guivre (Duc de Cahogne) (†) + Berthe de Croix-Sauveur ; Valère II de Beauziac (Vicomte de Beauziac) (†) + Estelle de Lunézac (†)
• Frères et soeurs : Alix de Guivre ; Bertrand de Chambois (Beau-frère)
• Oncles : Gonthier II de Guivre (Duc de Cahogne) ; Rodrigue de Guivre ; Jean de Guivre (Évêque de Vendaume)
• Tantes : Isabelle de Guivre ; Agnès de Guivre (†)
• Cousins : [joueur] de Guivre (Héritier apparent au duché de Cahogne) ; Enguerrand de Guivre
• Cousines : Adèle de Guivre.
• Épouse : Aucune.
• Enfants : Esteben de Guivre-Beauziac (Bâtard)


Histoire

Le 12 février 1162, Valère naît du mariage de Thibault de Guivre avec la vicomtesse de Beauziac, Adélie, qui hérita par hasard du vicomté après la mort de ses frères. La naissance est difficile, Valère est légèrement prématuré, faible et maladif, et c’est un médecin derzi (Qui s’est faussement converti au triaphysisme pour échapper à l’expulsion) qui parvient à traiter et sauver le jeune Valère. La faiblesse de Valère, ainsi que les troubles politiques qui vont subvenir, encourageront les deux parents à refuser d’envoyer Valère auprès d’un oncle pour être éduqué, comme c’est normalement l’usage, et à la place, Valère vit reclus chez sa mère, à recevoir une éducation très lettrée de précepteurs.
C’est en effet l’époque de la guerre civile. Thibault de Guivre, fils puîné du duc de Cahogne, fut l’un des plus brillants généraux loyalistes du conflit. S’illustrant sur les champs de bataille, il devint vite l’un des amis intimes du Roi Lothaire III. Pendant le siège de Castelion, Thibault est chargé de la défense de la ville ; Il mène des dizaines de sorties pour soulager les assiégés, fait creuser des sapes et recrute des navires contrebandiers pour outrepasser le blocus naval, tout pour tenter de gagner le plus de temps possible et sauver la cité. Mais il est finalement tué au combat en 1178, sous les murs de Castelion où il tente une attaque-surprise pour détruire un trébuchet et faire gagner encore quelques semaines de survie à la ville. Roger IV de Tancardie fut tant impressionné par le courage chevaleresque de Thibault qu’il paya de sa propre poche pour qu’on embaume le cadavre de son ennemi et qu’on fasse dresser un monument funéraire à Beauziac, auprès de sa femme et de ses deux enfants, Alix et Valère.

La fin de la guerre civile change la donne. En l’honneur du sacrifice de Thibault, le Roi Lothaire III demande à ce que Valère soit envoyé à la cour comme page du Roi, où il pourra parfaire son éducation et servir son souverain. À l’âge de 16 ans, moins maladif qu’autrefois, Valère peut donc enfin quitter ses terres natales pour rejoindre la ville de Castelion. Il y reçoit là une éducation bien plus complète, notamment militaire, et apprend les rouages de la Cour et de l’administration royale. Son tempérament naturel bon et gentil, et son accent cahon distinctif le font remarquer.
Il tombe amoureux d’une courtisane plus âgée que lui, une fille de la petite noblesse avec laquelle il entretient une relation plutôt longue qui donnera naissance à son fils adultérin, Esteben.

Lorsqu’il a 22 ans, il suit le nouveau Roi Lothaire IV en Petite-Lande. Bien qu’il combat aux côtés de la chevalerie landaise, il ne brille pas tellement ; Il sait se cacher au milieu de la masse, et même s’il ne fuit pas, il n’est jamais le premier au combat. Il y rencontre néanmoins des hommes beaucoup plus illustres que lui.
Il n’est adoubé qu’à 26 ans, ce qui est tard par rapport aux usages de la chevalerie. Il reçoit l’accolade du Roi Lothaire IV en personne, avec qui il entretient des relations cordiales et devient rapidement l’un de ses favoris.
Valère est un homme nomade, qui se déplace à travers tout le Royaume. Il alterne sa vie entre sa vicomté de Beauziac qu’il surveille tout particulièrement, et les lieux où le Roi Lothaire l’envoie. Il remplit tour à tour la fonction d’intendant dans le domaine du Roi, de légiste de la chancellerie, avant de devenir chargé de recevoir les ambassadeurs étrangers à Castelion, notamment ceux de Valentine.

En 1193, Valère de Beauziac est envoyé dans l’armée royale où il sert dans l’état-major auprès du connétable Richard de Beaucoeur. Si Valère a des capacités martiales bien moindres comparé au reste des talentueux chevaliers Landais, Valère est très apprécié de Richard pour ses beaux discours et pour son tact. Valère est très souvent envoyé pour négocier la reddition de places fortes et pour obtenir des notables locaux du soutien logistique, qui permet à la campagne militaire de continuer. S’il ne se fait nullement remarquer au combat et qu’il est même accusé par certains d’être un poltron, car on ne le retrouve jamais au cœur de la mêlée, il parvient à devenir un élément essentiel de la victoire en Valentine.

Après la guerre il reste d’ailleurs en Valentine en tant qu’ambassadeur représentant le Roi Lothaire IV. Il conseille les alliés du Roi dans la reconstruction, érige des places-fortes et des châteaux en s’inspirant de l’expérience de la guerre civile Landaise, et mène une politique de diplomatie très active, qui le rend vite insupportable des locaux qui voient derrière lui la main-mise d’un pays étranger, les Landes, qui entend dominer la Valentine.
En 1198, après des plaintes de seigneurs de Calà qui ne supportent plus la condescendance et le pouvoir de Valère dans la politique locale, il est démis de ses fonctions d’ambassadeur et est rappelé à Castelion.
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MessageSujet: Re: Chronique du vicomte de Beauziac, Valère III. Ven 2 Nov - 0:06
Bienvenu parmi nous Valère !
Tu es validé, bon jeu à toi. 🆗

*coup de tampon*

Chronique du vicomte de Beauziac, Valère III.
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