Casus Belli
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MessageSujet: Mythes fondateurs Jeu 13 Sep - 20:20

L'histoire des Landes reposent en parti sur des mythes, à travers l'épopée de personnages semi-légendaires dont la vie réelle se mélange aux fabulations des chroniqueurs.
Il n'en reste que c'est sur ces mythes que reposent les fondations de l'actuel Royaume, ils forment l'assise du pouvoir des rois et du clergé.
Certaines histoires se contredisent, au niveau des dates et des événements, et les chroniqueurs peines à faire concorder le tout pour créer une chronologie cohérente.

Mythes de l'époque Dwyms
Les Dwyms sont les premiers habitants de l'île des Landes, à l'époque où celle-ci était appelée Mynys Trì. Avant l'arrivée des Landais, les Dwyms ne constituaient pas un peuple unifié mais divers tribus divisés en clans et dirigés par des chefs charismatiques élus par les leurs.
L'histoire des royaumes Dwyms est connue a travers les compilations du chroniqueur Éléphène de Cantabrie, moine cramoisi du IXème siècle, qui étudia beaucoup le passé de l'ancien peuple dont il était l'un des descendants.
Les chroniques d'Éléphène racontent l'époque de la décemvirat Dwyms, c'est à dire l'age des 10 rois, lorsque l'Île était divisé en dix royaumes rivaux ; puis l'avènement du Haut Royaume qui unifia tous les Dwyms pour lutter contre les envahisseurs du continent. Vient ensuite le récit de l'invasion des peuples venus du Cyfandir, le continent, qui au fils des années obligent les Dwyms à se replier sur Mynys Dû, la Petite Lande.

C'est Béothas le Choisi qui mit fin à la division des Dwyms en unifiant son peuple dans un grand royaume unique afin d'affronter les conquérants étrangers. Il fonde le Haut Royaume au début du IVème siècle qui verra se succéder sept rois jusque dans les années 500 : Béothas, Iodoque, Naghan, Siubine, Caedwen, Buadaghan et Aerthal.
Après le règne d'Aerthal, les Dwyms se divisent à nouveau et les Landais terminent la conquête de l'île par la prise de Baaloch, aujourd'hui Beaulieu-du-Lac. L'île de Mynys Trì devient l'île des Landes.

Les Dwyms ont légué plus que leur histoire, les Landes sont toujours bercées par leurs légendes et leurs fables. Certaines régions sont plus marquées que d'autres : le caractère sacré de la forêt de Morilionne dans la Marche-Franche est hérité de l'époque Dwyms, et la Cantabrie, dernier bastion de la civilisation Dwyms, est encore habité par de nombreuses ruines de temples et de tombeaux.
Le folklore Dwyms, qui s'est mélangé au paganisme des premiers Landais, est encore très présent dans l'esprit collectif. Plutôt que de chercher à les faire disparaître, l'Eglise s'est servi de ces mythes païens pour aider au prosélytisme, en s'appuyant sur les légendes pour illustrer le Dogme Orthodoxe.
Avant l'arrivée des prédicateurs au VIème siècle, les Landes étaient un pays de magie et d'êtres fabuleux, bénéfiques comme maléfiques. Le mythe du petit peuple, que forment les fées, les lutins, les gnomes ou les trolls, habite les forêts du Royaume, aide les voyageurs ou au contraire les égare pour mieux les voler.
Les routes sont habitées par de mauvais esprits, des fantômes et des monstres et il est dangereux de s'y promener la nuit. Ainsi, les marécages des Boufflons sont occupés par des feux follets visibles la nuit et certains endroits de la forêt de Morilionne sont hantés.
Dans le Nord, on peut encore trouver des oracles et des devins qui prétendent parler aux astres et que certains consultent en secret pour connaître leur avenir. On trouve aussi des sortes de chamans, des guérisseurs. Quelques païens subsistent encore en secret.

Mythes de la fondation des Landes
Pour les Landais, la conquête de l'Île qui deviendra leur pays est un grand moment. Elle est racontée par de très nombreux mythes oraux que les générations se sont transmises. Au XIème siècle, Raoul Beauclerc en fera mettre par écrit, et aujourd'hui encore la Conquête est l'un des principaux sujets de la poésie des troubadours.
Pourtant, malgré les sources prolifiques, cette époque reste très floue. De nombreuses traditions racontent des histoires similaires mais différentes, plaçant l'action à divers endroits ou donnant le premier rôle à d'autres personnages pour raconter les mêmes événements. Les histoires se chevauchent, se contredisent, divergent sur certains points, ont subit l'altération du souvenir par le temps ou bien ont été modifiées pour des raisons politiques ou religieuses, pour servir le pouvoir des seigneurs, des Rois et de l'Eglise.

Parmi les mythes populaires, ont raconte l'histoire du roi Gondebaud et de son fils Rudogoff, ou du roi Rodegand et du seigneur Ulgamoth. Dans le Nord, on parlera plutôt des frères Caribald et Guérovald.
Un autre mythe apparu au cour du XIème siècle : l'histoire de Landion, inventer de toute pièce par les moines de l'Académie royale sans aucune base historique, pour légitimer le pouvoir des Léo-Plantigrade sur toutes les Landes.
Landion était un membre de la famille impériale, frère ou cousin du dernier Empereur Aurélion, à l'époque de la fin de l'Ancien Empire. Voyant sa civilisation tomber aux mains des barbares Kichiques, Landion décida de mettre ses deux tout jeunes fils dans un navire qui partira vers le levant. Approchant des côtes de l'Île, une tempête sépara la flotte qui transportait les deux enfants, une partie allant dans le Nord des Landes, l'autre accostant au Sud. Leur berceau perdu, ils seront élevés par des païens et perdront la vraie religion, l'un des grands drames de l'histoire du Royaume qui ne la retrouvera qu'un siècle plus tard. ils recevront des noms landiques, Vorion deviendra Godfred, et Nottion sera Mandfred.

Si ces légendes peuvent être sujet à caution, une chose est sûre : le ou les peuples qui ont conquit les Landes au IVème siècle étaient originaires du continent, d'une région située aujourd'hui à la frontière du Royaume d'Hisenmark et d'Estangal, caractérisée par des sols pauvres et une végétation basse, d'où le nom du peuple.


En 1195, un moine de l'Académie Royal nommé Anagaste tenta de compiler les traditions et des les corriger pour en obtenir un récit cohérent. Ainsi est née la "chronique des Landes", retraçant l'histoire officielle du Royaume de sa fondation jusqu'à aujourd'hui.
Pour Anagaste, les Landais débarquent sur l'Île en plusieurs endroits, dirigés par des chefs charismatiques qui fondent des principautés dont certaines deviendront des royaumes. Ces débarquements ne sont pas coordonnés et ont lieu entre 300 et 350. Leurs chefs ne se connaissent pas et n'ont aucune relation entre eux avant le départ du continent. Leur peuple non plus, parlant divers dialectes bien distincts mais toutes de la famille landique.
Le chroniqueur distingue les royaumes par leur origine géographique. Il y aurait eut quatre grandes zones de débarquement qui formeront en 380 quatre royaumes : l'Ouestrie à l'Ouest, l'Estrie au centre-Est, l'Austrie au Sud, la Nostrie au Nord.
Vers les années 400-450, les différents royaumes Landais sont été unifiés en deux entités par les fils de Landion formant la Haute et la Basse Lande, qui ne seront eux mêmes unifiés qu'en 987.
Anagaste, fidèle partisan des Léo-Plantigrade, construira sa chronique de façon à concentrer tous l'héritage des rois mythiques entre les mains des actuels rois. Ainsi, les premiers royaumes Landais se regroupent au fils des mariages, puis les fils de Landion forment la Basse et la Haute Lande en épousant les héritières des premiers rois, jusqu'à ce que Edmond V et Anne Plantigrade donnent naissance à Lothaire Ier, premier roi unifiant toutes les Landes et descendant de tous les rois Landais depuis l'époque de la conquête. Personne n'est donc plus légitime que les Léo-Plantigrande pour régner sur les Landes.

Ascendance fictive des Rois des Landes, selon Anagaste.:
 

Mythes des premiers prédicateurs
Autres mythes fondateurs du Royaume des Landes : l'histoire de sa conversion au triaphysisme après l'arrivée des prédicateurs au VIème siècle.

A l'époque, les Landais pratiquaient une religion polythéiste fait d'un panthéon de dieux élémentaires et caractériels, héritière de la mythologie du continent mais ayant subit la grande influence de celle des Dwyms :
Othogos, le dieu des dieux, régnait sur diverses divinités subalternes, telles que son épouse Rhéga, déesse de l'amour, ses fils Dug et Erug, dieux de la guerre, sa fille Surimos, déesse de la chasse, ou encore son frère et sa soeur Golgora et Doloma, couple infernal régnant sur les souterrains. Le tout était bercé de chamanisme et d'animisme, les croyants vouant un culte aux animaux et à certaines grands arbres, pratiques héritées des Dwyms.

Au VIème, saint Sabin et les siens débarquent en Lucie. A l'origine, ils n'avaient pas pour dessein de convertir les peuples, mais juste de trouver un refuge après la chute de Gamasmène lors de la conquête de l'Ancien Empire par les Kichiques. En exil depuis des mois, voir des années, c'est dans les Landes que le groupe de prêtres finit par trouver asile. Accueillis avec bienveillance par les tribus locales, ils devinrent rapidement des arbitres très influents dans leur querelles, aidés par des prophéties annonçant leur venus dans les mythes landais.
En quelques années, la vraie religion se répand et les populations se convertissent en masse, ce qui éveille naturellement la méfiance des chefs locaux.
Saint Sabin sera convoqué par le roi de Basse Lande de l'époque et de là naît la légende du saint reconnaissant tout de suite en Hérupert la descendance impériale de Landion : il a le regard bleu des Empereurs.
Hérupert se convertit au triaphsisme, recevant de saint Sabin le premier sacrement. Quittant la foi païenne, le Roi prendra le nom d'Edmond.

D'autres légendes régionales racontent la conversion des peuples à la vraie religion, comme celle de Cédric Coeur de Dragon en Cahogne, qui abattra de son épée la vouivre, symbole païen, libérant Argentière de son emprise.


Mythes fondateurs
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