Casus Belli
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MessageSujet: La Marche-Franche Mar 31 Juil - 11:20

La Marche-Franche est l'ancienne région forestière qui séparait le royaume de Haute Lande du royaume de Basse Lande, frontière marquée notamment par la grande muraille qui délimite le Nord du Sud. C'était une zone très militarisée, avec de nombreux châteaux et villes fortifiées, qui connue tout au long de son histoire de nombreuses batailles, sièges et exactions.
Aujourd'hui, il ne reste de cette époque que de grandes ruines, des amas de pierres taillées recouverts de lierres qui formaient autrefois de puissantes forteresses.

La Marche-Franche est une région qui a beaucoup souffert de la guerre. Récemment, la Guerre Civile et le Fléau ont ravagé le pays, tuant la moitié de sa population et détruisant villes et villages. Plus de 20 ans après, la Marche ne s'est toujours pas relevée de cette période, on y trouve beaucoup de villages fantômes, de forteresses abandonnées, d'anciens champs transformés en friches. Certaines zones autrefois habitées sont retournées à l'état sauvage, recouvertes de verdure et de marais, les animaux sauvages remplaçant les Hommes. La grande forêt de Morilionne a reprit ses droits sur les défrichements, absorbant des villages entiers.

Économiquement et culturellement, la Marche-Franche occupe une place à part en raison de sa position géographie qui en fait un important carrefour. C'est  un point de passage terrestre mais aussi maritime grâce au grand canal du Bief qui permet aux bateaux de rejoindre la mer de Lyre au golfe des Deux Rois.
Culturellement, c'est la rencontre entre le Nord et le Sud de l'île. On y a toujours parlé les deux langues, mais depuis l'Unification le baslandique a eu tendance à prendre le pas sur le hautlandique, ce dialecte n'étant plus parlait que dans certaines enclaves de la Marche.
Cette rencontre s'illustre notamment par l'architecture des villages, où l'on trouve à la fois des chaumières d'argile, typique du Nord, cohabitant avec des maisons de bois aux toits d'ardoises, que l'on retrouve plutôt dans le Sud.

Le Bief
Le Bief est un canal maritime navigable d'environ 200km qui rejoint le golfe des Deux-Rois à la mer de Lyre. Le canal rejoint plusieurs lacs naturels qui lui servent de réserve d'eau. Il est parcouru de plusieurs pertuis.
Il peut accueillir de gros bateaux de commerce et des flottes de guerre. Sa traversée prend environ une journée. On peut franchir le canal via trois ponts : sur la rive Est le pont de Vaurie-Chantecoq ; sur la rive Ouest par le pont de Vaucelle ; et en son centre par le pont de Belfort.

Le canal du Bief existe depuis longtemps. Un premier existait déjà à l'époque Dwyms, mais il fût en partie détruit puis négligé après la conquête de l'Île par les Landais. Il resta ainsi pendant des années, ses ruines marquant la frontière naturelle entre la Haute et la Basse Lande.
Puis, après l'Unification, il fût entièrement restauré sous le règne de Raoul II, qui y voyait l'opportunité financière de ne plus avoir à contourner toute l'île par le détroit de Ponte. Les travaux ont nécessité 20 ans et des milliers d'ouvriers, notamment des Dwyms de Petite Lande réduit en esclavage et déportés.
Le terme de Bief désigne aussi par extension la région occupant les rives du canal.

La forêt de Morilionne
La forêt de Morilionne occupe une grande majorité de l'espace de la Marche-Franche. C'est le plus grand massif forestier du royaume s'étalant sur 17 200km². Elle est composée essentiellement de feuillus, de hêtres et de chênes.
La haute forêt s'élève à une altitude de 200m. Elle redescend peu à peu vers le Nord, offrant un vaste panorama sur les marais du Pays-Plat. La plupart du temps, l'horizon est congestionnée de brouillard, mais lorsque le temps le permet on peut voir au loin le rocher de Lisle-aux-Grâces et le sommet de son monastère.

L'effacement des humains causé par la guerre et les épidémies a permit à la faune de proliférer. La forêt est peuplée de cerfs, d'élans, d'aurochs, de sangliers, de renards, de gloutons, de loups et de rares ours bruns. La forêt a reprit ses droits sur les défrichements, certaines clairières ont aujourd'hui disparue, laissant des ruines d'anciens villages désormais recouverts de plantes.

La forêt de Morilionne possède une grande aura mystique sur toute la population de la région. Pour certains elle est hantée, pour d'autres elle est sacrée. Pour tout le monde, la forêt reste difficile à traverser et lorsque l'on quitte les chemins balisés il est assuré de s'y perdre.
Aux temps des royaumes Dwyms, le forêt de Morilionne était le domaine des dieux et des druides. Il reste aujourd'hui quelques vestiges de cette époque : des formations mégalithiques, de grands menhirs sculptées ou quelques autels dédiés à des divinités obscures. Surtout, il reste beaucoup de légendes qui perdurent encore : la forêt est le royaume du petit peuple : des elfes, des fées, des farfadets, qui jouent des tours aux voyageurs imprudents, mais aussi de la fabuleuse licorne ; elle possède plusieurs lieux sacrés dédiés à l'ancienne religion, comme le Bosquet des druides, l'étang du miroir aux fées ou la vallée du passe-perdu.
Plus certain, la forêt est aujourd'hui le repaire de bandes de voleurs, le lieu de refuge des compagnies de routiers qui sévissent dans la région. Ils forment de petites communautés regroupés dans des villages cachés à l'abri des autorités des seigneurs qui n'osent pénétrer dans l’épaisseur des bois. La plus célèbre bande sont les "bons amis de la forêt", dirigé par Benoit d'Ebène, un ancien esclave noir, d'où son surnom, connu aujourd'hui sous le titre de "prince des voleurs" et qui se retrouve être le héros romantique de plusieurs balades de troubadours ; en vérité il s'agit d'une bande d'escrocs hypocrite, prétextant voler qu'aux plus riches, mais pour eux un paysan avec 3 deniers sur lui est considéré comme riche.
La forêt est aussi un "désert" où certains ermites viennent trouver la quiétude pour y prier et méditer.

Toute la forêt n'est pas inhabitée. Si par endroit elle est tellement épaisse qu'elle empêche le passage, à d'autres des clairières ont permis la construction de villes. Ces villes servent de relais aux voyageurs et vivent des produits de la forêt, du commerce du bois, des peaux, des herbes médicinales. La forêt fournit la majorité du bois qui permet la construction des navires dans le Royaume.

La Muraille de l’Égide
La muraille de l’Égide est un long mur de 10 mètres de haut et de 5 de large, coupant le Royaume en deux. Il part des côtes Ouest pour atteindre l'Est après un voyage de près de 140km.
Construit pour empêcher les incursions du Nord, il a fallut plus de 50 années de travaux pour ériger le mur, le chantier s'étendant entre les règnes des rois Edmond II et Clothaire IV, mais son idée daterait de l'époque du roi de Basse Lande Rugemond.
Sa construction est entourée de mystère et bercée de légende. Elle aurait causé la mort de milliers d'ouvriers dont les cadavres auraient été ensevelis sous les remparts et incorporés au mortier pour renforcer les fortifications.
Le mur est composé d'un mélange de terre, d'argile, de galets et des pierres, paré de granite et de dalles d'ardoise. Tous les 4km est posté une tour qui communique avec les autres grâce à un système de boucliers réfléchissants permettant de prévenir l'approche de l'ennemi.
Trois portes permettent de traverser la muraille et constituent des bastions, des éléments fortifiés pouvant accueillir une garnison, semblables à des châteaux : la porte orientale, ou porte de Merchin ; la porte médiane, ou porte de Belfort ; la porte occidentale, ou porte de Vaucelle.

Aujourd'hui le mur n'a plus d'utilité militaire puisque les royaumes de Haute et de Basse Lande sont unifiées, mais il reste encore utilisé par les seigneurs locaux pour protéger leur territoire mais surtout pour faire payer des taxes de passage aux marchands.
Certains pans du mur ne sont plus entretenu et s'effondre un peu, mais la qualité de la construction permet à la muraille de bien résister au temps.


Belfort
Belfort est la capitale historique de la Marche-Franche, aujourd'hui chef-lieu de la sénéchaussée de la Marche-Inférieure.
Belfort est un bastion qui contrôle les passages sur le canal du Bief et via la porte médiane du la muraille de l'Egide ; c'est une ville fortifiée, connue pour ses hautes murailles et son imposante citadelle. Construite sur une colline, elle surplombe la région et offre du haut du donjon de la citadelle, un magnifique panorama sur le canal et la forêt qui l'entoure.

Le Fléau a tué la moitié de la population de la ville. La maladie a trouvé un terreau fertile dans cette ville plus qu'ailleurs : la promiscuité, l'insalubrité des rues, jonchées d'immondices et de boue, a permit une rapide propagation du Fléau. Belfort est une ville sale, à l'odeur repoussante où ses habitants maigres et pâles évoluent dans un décors morne et gris. Heureusement que la pluie y tombe en abondance pour laver les trottoirs de ses déchets et souillures.
Certains quartiers sont aujourd'hui abandonnés, laissant des tas d'immeubles vides par manque d'habitant, devenus le domaine des chats sauvages et des rats. Des zones autrefois vivantes et prospères sont désormais des terrains vagues, des friches et des ruines. Ces parties de la ville, où les gardes du sénéchal n'entrent pas, sont devenues le fief des truands, des trafiquants et des fugitifs.

Marquée par le Fléau et la guerre, Belfort est  une ville pieuse comptant beaucoup d'édifices religieux. Les anciens comtes, avant que la ville ne tombe dans la domaine royal, y ont construit plusieurs églises et basiliques, dont la Sainte Chapelle, le plus majestueux bâtiment de la ville.
Elle accueille les reliques de saint Exandre, trouvé en Terre Sainte lors de la croisade, ce qui a permit d'attirer à Belfort de nombreux pèlerins à qui la ville doit sa survie.


La Marche-Franche
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