Casus Belli
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MessageSujet: La Cantabrie Sam 21 Juil - 17:25

La Cantabrie occupe une grande partie de la Haute Landes. C'est le pays des grands lacs.
Prise en étau entre les montagnes des Surlandes et le golfe des Deux-Rois, la Cantabrie constitue la plus grande réserve d'eau douce du royaume. En plus de ses nombreux lacs, la région compte beaucoup de rivières et de ruisseaux, dont 3 fleuves importants : l'Ordon (ou Ourvon), la Garce et la Serne (ou Seinn) ; ce qui en fait une importante zone agricole mais surtout forestière, dans l'intérieur des terres, la végétation est très abondante, avec de grands massifs forestiers faits principalement de chênes, de châtaigniers, de hêtres, de bouleaux et de saules : la forêt de Broette, les bois d'Autum, la forêt de Bohaldu et la forêt de Goulaine.
Les terres cultivées forment des bocages qui découpent des champs de tailles variables, souvent petits, séparés par des haies, où poussent différentes sortes de céréales mais surtout des produits du maraîchage comme les choux et les artichauts. La majorité de la production agricole est dédiée à l'alimentation des animaux d'élevage (fourrage) : ovin, avicole mais surtout porcin, on raconte que le pays comporterait plus de porc que d'habitants. La Cantabrie est la principale région productrice de lait, d'oeufs et de volailles et exporte du beurre, du suif, de la viande salée et des poissons secs.
Ses lacs participent activement à l'économie de la région. En s'étendant sur plus de 2000km², le lac Majeur passe pour une véritable mer intérieure grouillante de pêcheurs et de marchands. Il est entouré de marécages mais aussi de plages de sable. Le lac de Peffyndir, qui s'étire tout en longueur d'Est en Ouest, entre les régions du Powen, de la Cadéladre et du Védiel, est historiquement un carrefour commercial et culturel important, un point de passage essentiel pour les marchands descendants des montagnes pour rejoindre la côte.

A l'Ouest, la péninsule d'Arvorique donne sur le golfe des Deux-Rois. Son littoral est bordé de marais maritimes insalubres, de côtes rocheuses, de baies, mais aussi de plages. Ces côtes sont recouvertes de goémons, un mélange d'algues rouges, vertes et brunes laissées par la marée et qui servent d'engrais, comme combustible une fois séché ou comme nourriture animal.
Au Sud-Ouest, la lagune de Vaucouleur que l'on considère toujours comme une partie de la Cantabrie, constitue presque une région à part entière, de part son paysage très différent de celui des grands lacs et de part les mœurs de sa population. Depuis l'indépendance politique du comté de Vaucouleur, les habitants de la lagune ne se considèrent plus comme faisant partie de la Cantabrie, ne se sentent plus cantabriens et n'ont pour eux aucun point commun avec les habitants des grands lacs. La côte y est très morcelée, faite de plusieurs archipels, dont certaines îles sont submergées pendant les hautes marées, la lagune étant sujette à de grandes variations du niveau de l'eau. Pour les navigateurs c'est un calvaire de traverser la région, seul les initiés peuvent y passer sans heurter les récifs. C'est dans la zone centrale qu'émerge la cité de Vaucouleur, qui semble construite sur les eaux. Le relief lui offre une muraille maritime naturelle qui la protège de l'extérieur.
La lagune est connue pour sa perliculture qui en fait sa richesse, produisant des perles de nacre
grâce à des élevages de moules d'eau douce, très appréciées par les joailliers.

Dans les bocages, l'habitat typique de la Cantabrie est la longère de pierre, une maison toute en longueur, construite en granit avec un toit de chaume, composé d'une grande pièce unique commune, où l'on travail et dort, parfois avec le bétail, et souvent accompagné d'une porcherie accolée à la maison principale. Ces habitations sont regroupés autour des chemins principaux et forment des hameaux.

Malgré sa haute latitude, le climat de la Cantabrie est plutôt clément : la présence des grands lacs adoucie les températures et forme un microclimat dans la région : en hiver, les lacs resituent la chaleur absorbée et adoucissent les températures ; en été, ils rafraîchissent tout le pourtour.  L'Ouest est plus chaud et humide que l'Est grâce à l'influence des courants maritimes.
En hiver, les températures peuvent chuter brutalement lorsqu'une masse d'air polaire venu du Nord s'abat sur le pays. Il peut commencer à neiger vers novembre et lors des grands épisodes de froid, les lacs peuvent geler pendant plusieurs mois. Quelque soit l'année,  les températures restent tout de même froides, environ 5° en hiver, 20° en été. Dans la culture populaire, le pays est surtout connu pour ses pluies abondantes qui durent quasiment toute l'année.

La région des lacs est habitée par une très grandes variétés d'oiseaux, mais aussi de nombreux loups, des renards, des  et des ours, mais aussi des bovins élevés par l'Homme, et surtout, une très.
Sur les côtes lacustres on trouve des loutres, des phoques, de nombreuses espaces de grenouilles et d'autres petits reptiles, et au sein des lacs, de grands brochets, des truites, des perches, des ombles chevaliers, des carpes, des loches ou encore des tanches. Au large, dans le golfe des Deux-Rois, on peut croiser des dauphins et des requins bleus.

L'héritage Dwyms
A l'époque du Haut Royaume Dwyms, avant la conquête de l'île par les peuples venus du continent, la Cantabrie était le centre politique et culturel du pays, et pendant longtemps elle est restée le dernier bastion Dwyms, une enclave libre au sein des royaumes Landais. De cette période la région reste très marquée, dans sa toponymie, dans son architecture, dans ses légendes et jusque dans ses mœurs.

L'époque Dwyms a légué à la Cantabrie de nombreux vestiges de la civilisation autochtone : des ruines d'anciens temples et de tombeaux, des tertres, des monolithes, des structures mégalithiques, ou encore des bosquets druidiques sacrés.
Bien qu'aujourd'hui tous triaphysites, les cantabriens sont encore très attachés à cet héritage et respectent beaucoup ce caractère sacré qu'ont ces lieux appartenant à l'ancienne religion. Les clercs les considèrent comme maudits, dédiés à de faux dieux et donc aux diables, et jamais on ne verra un prêtre pénétrer dans un sanctuaire druide. Les profanes, très superstitieux, pensent que les ruines sont hantés par les esprits des anciens Dwyms, massacrés lors de la conquête de l'île.

La région est notamment connue pour les ruines du tombeau de Béothas le Choisi, premier haut Roi Dwyms. Si de l'extérieur, il ne s'agit que d'un empilement circulaire de menhirs grossiers entourant un tertre dont l'entrée descend sous la terre, l'intérieur est bien plus vaste. La sépulture s'enfonce profondément dans le sol et se divise en un dédale de tunnels labyrinthique pour la plupart encore inexplorés. On raconte que les galeries s'étendraient à travers toute la Cantabrie, permettant de voyager de Féridon à Beaulieu-du-lac sans voir la lumière du soleil.
La tombe même de Béothas n'a pas encore été trouvée, mais plusieurs autres de ses compagnons ont été fouillées et plusieurs trésors dénichés. La promesse de grandes fortunes enfouies sous le sol de la Cantabrie a attiré de nombreux aventuriers avides d'argent et de renommée, qui n'ont trouvé sous terre que la mort. Pour les plus superstitieux, le tombeau est maudit et hanté, descendrait jusqu'à l'Enfer d'où remonterait des créatures infernales et les âmes des morts.


Beaulieu-du-lac

Beaulieu-du-lac a été pendant longtemps la capitale du Haut Royaume Dwyms, lorsque l'archipel était unifié. Elle portait alors le nom de Baaloch.
La ville reste très importante aujourd'hui, mais à l'époque Dwyms elle pouvait compter jusqu'à 200 000 habitants. La prise de la ville par les Landais et sa mise à sac a détruit pour de bon sa puissance et son prestige, et depuis l'ancienne capitale ne s'en ai jamais remise.

Beaulieu porte bien son nom. C'est une magnifique ville, embellie par les années de mécénat de la famille ducale. Partant de la porte monumentale au Sud puis passant sous la Grande Arche, la grande rue à colonnade mène aux ruines d'un ancien forum dont les pierres on servit à construire la plupart des maisons aux alentours. Elle longe des immeubles de briques blanches montant sur deux ou trois étages, et comprenant des appartements, des ateliers et des boutiques qui s'étalent sur les trottoirs. Des statues et des fontaines habillent les rues, et plusieurs arbres apportent un peu de verdure.
Mais lorsque l'on quitte les rues pavées et que l'on commence à marcher sur le sol boueux, on arrive dans une toute autre ville. Ici, les murs sont décrépis et branlants, les maisons semblent avoir été construites sans plan, disposés de manière chaotique pour former des venelles sombres et étroite. En dehors des grandes artères, la ville est un vrai labyrinthe.

Son passé de capitale païenne lui a peut être donner des remords et le devoir de se repentir dans la pierre. Beaulieu est la ville aux milles clochers. Aucune maison n'est à plus de 500 mètres d'un édifice religieux et lorsque l'on observe la ville de loin, le ciel est obstrué de tours pointues. On y compte plus d'une centaines de petites chapelles et des autels consacrés à divers saints, des églises et des basiliques.
Mais la ville est surtout connue pour deux monuments religieux d'importance : le Temple Blanc et le tombeau de Judicaël.
Le Temple Blanc, le plus grand édifice religieux du Royaume avec le Sanctuaire et l'Abbaye Rouge. C'est un ancien temple païen qui, plutôt que d'avoir été rasé, a été converti au culte du Dieu Tricéphale. Ses origines se repèrent dans son architecture, qui n'a pas été pensé pour la liturgie triaphysite, malgré les aménagements des fidèles après la conquête. On remarque que le Temple a été fait pour accueillir des statues, celles des dieux Dwyms que les conquérants ont détruit lors du sac de la ville. Ne disposant pas de clocher, celui-ci a dû être construit à l'extérieur.







Vaucouleur

Le Sud de la Cantabrie, séparé par les bois d'Autum, présente un paysage différent de la région des lacs au Nord. Il est constitué d'une grande lagune et de multiple petits îlots très difficile d'accès, ce qui en fit le lieu idéal pour la fondation d'une forteresse imprenable qui très vite se transforma en ville, attirant les habitants du coin par sa promesse de sécurité.

Vaucouleur n'est accessible que par la mer. C'est une ville atypique où les rues sont remplacées par des canaux reliant plusieurs îlots. Les chevaux y sont proscrits, on ne s'y déplace qu'à pied où en bateau, les ponts étant tous arqués pour laisser passer les embarcations. Les habitants possèdent tous de petites barques privées conduites par deux rameurs. Les marchands les plus fortunés de la cité rivalisent pour avoir la barque la plus richement décorée. A Vaucouleur, les rameurs constituent une caste à part regroupée dans une guilde puissante ; le métier se transmet de père en fils et s'apprend dès le plus jeune âge. En été, une grande course rassemble les meilleurs rameurs de la ville qui s'affrontent à travers les canaux.
Les maisons sont construites sur pilotis car le sol humide et instable des îles ne permet pas la construction traditionnelle. Elle sont reconnaissables par leurs murs de briques ocres et leurs toits de tuiles orangées. Souvent entourée d'un épais brouillard, Vaucouleur est une ville très humide et froide. Les habitants brisent l'austérité du climat en accrochant à leurs fenêtres des fanions aux multiples couleurs afin d'apporter un peu de gaîté.

La cité est divisée en 4 principaux quartiers construits sur plusieurs îlots séparés par des canaux et reliés par des ponts : le quartier portuaire, quartier populaire et pauvre, bouche nourricière de la cité qui ne dort jamais ; le quartier de la verrerie, résidentiel et commercial, où se rejoignent notamment de nombreux artistes mais aussi des philosophes et des théologiens pour y débattre ; le quartier palatin, où se trouve la résidence privilégiée des comtes de Vaucouleur ; le quartier du beffroi, zone d'administration communal, avec notamment le beffroi et sa grande horloge qui symbolise l'indépendance de la cité. A cela se rajoutent plusieurs petites îles périphériques, notamment l'île de Muide qui forme un grand cimetière, l'île Gola avec son grand phare, ou l'île de Carchar qui sert de prison ; mais aussi des îlots privés que possèdent les riches marchands où se trouvent leurs manoirs et leurs entrepôts.

Au printemps, la ville peut être submergée par la mer, ce qu'on appelle les hautes eaux, de fortes marées qui engloutissent les îlots peu élevés et inondent une partie de la ville, notamment la place du beffroi. Les habitants abandonnent alors les premiers niveaux des bâtiments pour se réfugier dans les étages. La magistrature des eaux entretient les canaux en organisant leur dragage pour l'imiter les inondations. A l'inverse, lorsque la mer se retire, le niveau de l'eau baisse d'un bon mètre, nécessitant des escaliers ou des échelles pour atteindre les quais.

L'économie de Vaucouleur est entièrement tournée sur la mer, avec ses marins, ses canotiers et ses pêcheurs. La caste des marchands y est très influente, regroupés en plusieurs guildes. De nombreux Valentins y possèdent de riche demeures. Ils sont reconnaissables à leurs gros manteaux de fourrure car ils ne supportent pas le froid du pays qui contraste beaucoup trop avec le leur.


La Cantabrie
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