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MessageSujet: Le Pays-Plat Sam 30 Juin - 13:58

Le Pays-Plat doit son nom à son relief très peu accidenté. Dû à la rétention d'eau, elle est principalement constituée de marécages et de forêts inondées. La région est délimitée par les montagnes au Nord et la forêt de Morilionne au Sud, située entre les Surlandes et la Marche-Franche.
On l'appelle aussi la Paludie, le "pays des marais".

C'est une région très humide, avec des précipitations abondantes, des hivers froids et des étés modérés. Elle se divise en deux zones. Le haut, dessiné par le fleuve du Bistre, est dominé par l'eau douce, c'est une zone d'agriculture intense grâce à un réseau d'irrigation performant qui permet notamment la culture du riz. Le bas, façonné par l'incursion de la mer et l'embouchure du Bistre, est sous l'emprise du sel dont c'est la principale production grâce à de nombreux marais salants.

La saunerie est la principale industrie de la région, qui s'effectue par l'intermédiaire des marais salants, des bassins artificiels de faible profondeur obtenus grâce à des systèmes de barrages, de vannes et de canaux permettant de faire entrer l'eau de la mer. Par évaporation, le paludier récolte le sel de mer, qu'il revend ensuite par l'intermédiaire du saunier. Véritable or blanc servant au conditionnement et à la conservation des aliments, indispensable au quotidien de tous les habitants des Landes, le sel fait la fortune de nombreux marchands du Pays-Plat.
Les marais-salants dessinent le paysage côtier du Pays-Plat, en formant une mosaïque de carreaux roses et rouges, couleurs dû à la salinité de l'eau.

Lorsque la côte n'est pas aménagée, elle est faite de près-salés qu'on appelle mollières, des plaines à végétation courte et inondées par les eaux salées lors des marées.
La région est très sujette aux marées. Plusieurs fois par jour, la mer se retire sur plusieurs kilomètres pour laisser place à de vaste étendues de vase, faisant apparaître des épaves de bateau dévorées par les eaux. On profite de ces moments pour partir à la chasse aux coquillages et pour relever les pièges à crabes.
La vasière est un problème pour la navigation, et les navires arrivant sur les côtes du Pays-Plat doivent emprunter des chenaux balisés au risque de se retrouver embourber dans la vase. Le dragage est très important pour entretenir ces passages indispensables à l'économie de la région.
Le chenal des Grâces est le principal d'entre eux, menant jusqu'au port de la capitale du comté.
Les côtes, inexploitables à cause de la saturation en sel, sert surtout de pâturage pour les ovins et les bovins, mais permet aussi la culture du roseau qui sert à la fabrication du papier.

Située au centre du pays, la Tourbière est une dépression géographique qui a permit la formation de tourbe, une matière organique fossile dû au sol argileux gorgé d'eau et au climat frais et pluvieux de la région. Sous ses apparences insalubres, la Tourbière est une zone économique importante du Pays-Plat : on y produit la tourbe qui, séchée et découpée en briques, sert à la construction des chaumières du coin, mais aussi à leur chauffage, produisant une odeur typique chère aux jeunes gens originaires de la région.
Elle est aussi utilisée comme fertilisant, exportée jusqu'en Pagagne pour servir de terreau, ainsi que pour faire sécher l'orge au cour de la fabrication de certaines eaux-de-vie du pays.
Son sol est boueux et très humide, avec quelques zones boisées et de petits étangs ça et là. On y trouve quelques hameaux, souvent très pauvres, vivant de l'extraction de la tourbe.

Le haut pays utilise l'humidité de son paysage pour cultiver du riz. Les routes sont bordées de rizières inondées où les paysans pataugent les pieds nus et le dos courbé, les chausses relevés jusqu'aux genoux. Un vaste réseau de canaux d'irrigation appelés porteaux alimente les rizières. Le Pays-Plat produit un riz long et rond de couleur rouge.
Aux alentours des villes s'est développée la culture maraîchère pour la production de légumes, fruits et autres plantes alimentaires.

Les vieilles chaumières qui forment les villages sont construites tourbe ou en argile, en bois et en tiges de roseaux, la pierre n'étant utilisée que pour la cloison centrale sur laquelle s'appuie la cheminée. Elles sont toutes formées de deux pièces : la chambre et la pièce à vivre, avec à l'extérieur un auvent où sont installées une table et des bancs.
Les villages côtiers sont entourés de bosquets et de digues en terre renforcées de bois pour se prémunir des inondations dû aux fortes marées, principalement celle de l'équinoxe de printemps.

La majorité de la population vit de l'agriculture, comme partout ailleurs. Elle travaille dans les rizières, les marais-salants, les exploitations de tourbe. Elle vit aussi de la pêche et de la chasse aux grenouilles près des étangs, de la chasse aux coquillages et le pêche aux crabes près des côtes. Une autre partie élève des ovins et des bovins, quelques chevaux et aussi des taureaux. Les chasseurs poursuivent les élans, pour leur viande et leurs bois, et les visons pour leur fourrure. Ils chassent aussi les canards et les ragondins. Les quelques artisans travaillent surtout la céramique grâce à l'argile de la région,

Le Pays-Plat possède l'écosystème le plus riche des Landes, avec de nombreuses espèces de poissons, d'oiseaux, d'amphibiens, d'insectes et de coquillages.
Le long des plages tressautent d'innombrable puces de mer où habitent aussi les curieux flamants roses, l'un des symboles du pays. Dans les marais, on trouve des tortues d'eau, des ragondins, des castors, des loutres, plusieurs espèces de canards, d'innombrable papillons de toutes les couleurs, des lézards et des visons, ainsi que des chauves-souris qui se régalent des nombreux insectes. Mais la région est surtout connue pour ses parasites du sang, comme les moustiques et les sangsues.
La population des étangs est formée de harengs, de sardines, de lieus ou encore d'anguilles.  
Le taureau, le symbole du pays qui s'illustre par les jeux taurins, occupe une grande place dans l'imaginaire collectif des habitants du Pays-Plat. Leur élevage est presque rituel, regroupés en manades conduits par les gardians, des paysans montés et armés d'un trident chargés de surveiller les troupeaux libres. Le taureau du Pays-Plat est reconnaissable à sa robe noire, ses cornes tournées vers le ciel et est réputé pour être léger, rapide et combatif.
La flore du pays est tout aussi riche. On y trouve beaucoup de plantes médicinales et tinctoriales comme la garance.

Le Bistre
Le Bistre est l'un des plus grands fleuves des Landes, prenant sa source dans les montagnes du Nord pour terminer dans le Pays-Plat après un voyage de 500km.
Il doit son nom à son opacité et sa teinte sombre proche du noir après les pluies importantes. A son embouchure les deux rives s'écartent pour former un vaste estuaire au milieu duquel est construit la ville de Grâce. De son embouchure jusqu'au pays de Vendaume, le Bistre est bordé d'une forêt alluviale faite de saules et de peupliers, qui protège les berges de l'érosion, riche en lianes et en champignons.
Le Bistre est un fleuve instable dont le cour change souvent, laissant derrière lui de nombreux bras-morts qui forment aujourd'hui des étangs. Après les durs hivers, lorsque les glaciers du Nord commencent à fondre, les crues du Bistre peuvent être terribles et inonder les villages du Pays-Plat. Les rizières alentours sont très utiles pour absorber le surplus d'eau des grands crues du fleuve, et plusieurs bassins artificiels ont été aménagés par les pouvoirs seigneuriaux pour protéger les villages.

Navigable jusqu'à Saintes grâce à sa largeur et sa profondeur, le Bistre est un élément stratégique important du Pays-Plat, lui permettant de commercer avec le Nord, en transportant notamment le fer et la houille.
Le long des rives, on trouve plusieurs tours de guet pour surveiller les allés et venus et protéger des envahisseurs, mais surtout pour assurer le contrôle du commerce et faire payer les taxes imposées par les seigneurs de la région.

Le marécages des Boufflons

Les marécages des Boufflons est une vaste dépression s'étendant sur plus de 3000km²
C'est un marais insalubre et puant dont les eaux putréfiées sont recouvertes d'une couche d'algues visqueuses dans laquelle on s'embourbe facilement. Il y règne une forte odeur d’œufs pourris qui peut aller jusqu'à provoquer des nausées.
Souvent recouvert d'un épais brouillard, l'endroit est sinistre et triste, réputé pour être hanté.
Il a été le lieu d'une importante bataille entre les conquérants du continent et les Dwyms, et passe pour être un véritable cimetière : ça et là, il est possible encore aujourd'hui de découvrir des ossements, des armures et des épées du IVème siècle dévorées par la rouille et la mousse. Ces âmes en peine de morts sans sépulture se manifestent à la nuit tombée en prenant l'apparence de petites flammes vertes vacillantes au dessus de l'eau qu'on appelle feux follets. Le centre du marais est connue pour être le vestibule de l'enfer. Il est sans fond et mène directement dans l'autre monde en s'enfonçant dans les profondeurs de la Terre.
A la désolation des lieux se rajoutent les hurlements des démons qui impressionnent beaucoup les voyageurs naïfs et dont se moquent les gens du coin car il s'agit en réalité du cris du butor étoilé pendant l'époque de la reproduction.

Les marais sont peu habités par l'Homme. On ne trouve que quelques chasseurs de grenouilles et des pêcheurs, mais surtout des ermites venus ici pour se retirer du monde et combattre les forces du mal qui y règnent. Tout autour des marécages sont construites de très nombreuses chapelles et des autels pour les âmes errantes, ainsi que des cabanes de pêcheurs au bois pourri et recouvertes de mousses. Il existe quelques passerelles pour passer au dessus des zones inondées et il n'est pas rare de tomber sur de petites barques perdues au milieu des eaux immondes.

Pour espérer traverser les marais des bufflons, il faut un guide, car beaucoup se perdent, traversent la porte des enfers et terminent dans les abîmes du monde, ou bien se font attraper et noyer par quelques feux follets maléfiques.  

Les jeux taurins
La tauromachie est l'art de combattre le taureau à travers plusieurs épreuves : des combats (avec ou sans mise à mort du taureau), des courses et divers jeux.
Les jeux taurins sont nés dans le Pays-Plat, berceau natale du boeuf sauvage appelé auroch que l'on retrouve principalement dans la forêt de Pouillard. Dans un premier temps, ces jeux étaient pratiqués par les paysans qui, en défiant le taureau, voulaient montrer leur courage à leur communauté, étape indispensable avant de pouvoir prétendre au mariage ; aujourd'hui, la tauromachie est le privilège de la noblesse de la région : dans le Pays-Plat, les jeux taurins sont beaucoup plus populaires que les joutes des chevaliers.

Le principal jeu consiste à affronter l'auroch à dos de cheval à l'intérieur d'une arène. Le cavalier, armé d'une lance, doit prouver sa maîtrise du cheval en évitant les charges du taureau avant de lui enfoncer son arme dans le cou pour le mettre à mort. Cette épreuve est principalement pratiquée par les jeunes nobles en quête de prestige.
Mais le plus populaire reste la "course du Pays-Plat". Ce jeu consiste à affronter le cocardier, le bœuf typique de la région, pour lui arracher ces attributs primés (cocarde, glands et ficelles). Les raseteurs, ceux qui concourent à la course, sont parmi les plus prestigieux du Pays-Plat.
Autres jeux : la "bougeotte", qui consiste à monter un taureau en furie et de tenir pendant au moins 8 secondes. Une autre épreuve consiste à capturer un taureau avec une corde.

Lisle aux Grâces

Lisle aux Grâces, plus souvent appelée Grâces, est la plus grande ville du Pays-Plat, construite à l'estuaire du Bistre sur un rocher de granite. Avec ses deux grands ponts la reliant au continent, la ville est un point stratégique où passent les marchands et les voyageurs pour traverser l'embouchure du fleuve.
La fondation de Grâces débute par l'érection d'un monastère de femmes sur la plus grande île de l'estuaire, sur un sommet de granite culminant à 100m d'altitude. L'installation des moniales, leurs charités et les fortifications entourant leur abbaye finissent par attirer les habitants de la région qui commencent à construire leurs maisons aux alentours. Par sa position stratégique sur l'embouchure du Bistre, la ville connaît un essor démographique important, attirant l'intérêt du comte locale qui y érige une citadelle puis les deux ponts, en tirant d'importants revenus des péages.

La ville se caractérise par son plan concentrique avec pour centre l'Abbaye. Toutes les rues tournent autour en formant un grand cercle. Grâces, construite sur un rocher, est une ville très verticale où bon nombre de ses rues sont des escaliers. Le manque de place a nécessité la construction de maison sur plusieurs étages, toutes en possèdent au moins 2, et certaines en ont jusqu'à 4, ce qui plonge les rues dans l'ombre et la fraîcheur.
On montent jusqu'à l'Abbaye et ses jardins par la voie de la charité, la rue qu'empruntaient les mendiants pour obtenir les grâces des moniales. Cette rue tout en pente, qui zigzague pour s'adapter au relief, est la principale de la ville : elle est bordée de boutiques et d'ateliers qui se répandent sur le passage par des étales qui obstruent le chemin. Elle est toujours très animée par les commerçants et les pèlerins. Les auberges et les tavernes se trouvent plutôt en contrebas, là où le relief est moins accidentés.

Le rocher est entouré de rempart et de tour, avec pour seules entrées deux portes monumentales qui donnent sur les ponts, la Porte Ouest et la Porte Est, qui se répondent architecturalement. Au delà, sur les rives, se trouvent les faubourgs.
La nature insulaire de la ville la rend difficile à prendre, l'eau formant des remparts naturels. Seuls la prises de ses ponts et un blocus maritime peuvent venir à bout de la résistance de Grâces.  
La citadelle est la forteresse de la ville, la résidence du comte et le centre de l'administration.
C'est dans la grande cour de la citadelle qu'ont lieu une fois par an les jeux taurins.

Lorsque la mer se retire lors des grandes marées, Grâce ne forme plus une île mais un rocher entouré de vase. Certains passages alors découvert peuvent être empruntés à pieds pour rejoindre les rives.  

L'activité principale de la ville est le commerce. Grâces est un carrefour, une place où l'on s'y échange le sel sur le grand marché des sauniers, mais aussi les fourrures et le fer des Surlandes, descendus de Saintes via le Bistre. Du port débarquent les produits du Sud : le blé, le vin de Cahogne, le textile de Lucie et les céréales de Pagagne. Grâce approvisionne une bonne partie de la Haute Lande, notamment le pays montagneux du Nord.
Les artisans profitent beaucoup du passage des pèlerins qui viennent se recueillir au sommet ou des simples voyageurs qui traversent la ville.


Le Pays-Plat
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