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MessageSujet: La Cahogne Ven 29 Juin - 12:24

La Cahogne est une région située toute à l'Ouest de la Basse Lande. Sa façade occidentale est baignée par la mer d'Entrelande et le golfe des Deux-Rois borde ses côtes au Nord. La région partage une frontière avec la Pagagne à l'Est.

Le pays est séparé en deux régions bien distinctes : l'En-Deçà-des-Monts et l'Au-Delà-des-Monts, la première située au Sud-Est des montagnes de la Crête et la seconde au Nord-Ouest. Les deux régions présentent un paysage très différent.
L'Au-Delà-des-Monts est une zone étroite prise en étau entre la montagne et la mer. Elle est bordée de plages de galets, de prés-salés et par les calanques de l'Estrabord creusées dans le calcaire et formant des falaises très découpées parcourues de nombreuses failles et fissures. Les rivières provenant de la Crête ont formé tout le long de la côte des abers, des baies étroites et profondes permettant l'accostage. L'eau du littoral y est plus fraîche grâce aux nombreux ruisseaux souterrains qui s'écoulent dans la mer. La roche calcaire a permit la formation d'un grand nombre de grottes souterraines dont l'entrée n'est accessible qu'à marée basse. Ces grottes sont très appréciées des contrebandiers, des fugitifs et des ermites qui s'en servent comme cache. Le long des côtes plusieurs tours de vigie ont été construites pour signaler la présence des pirates et envahisseurs. On peut apercevoir au pied des falaises de très vieilles épaves et des plus récentes illustrant la dangerosité du littoral.
Dans l'Au-Delà-des-Monts, on pratique surtout la pêche et l'élevage, principalement les ovins que l'on amène par transhumance dans la Crête une fois l'été arrivée. On y exploite aussi les falaises, avec quelques carrières de pierre et de chaux.

L'En-Deçà-des-Monts est une région vallonnée, traversée par les deux grands fleuves de l'Ivre et de la Combe. Elle présente un dénivelé constant qui aboutit à la Cotevin au Sud. C'est un vaste maquis constituée d'une végétation basse et très dense, faite d'arbrisseaux résistants à la sécheresse. Malgré l'aridité des lieux, c'est loin d'être un désert ; on y trouve des vignes et d'autres champs, des fermes, des fours à chaux, des troupeaux de chèvres, des cueilleurs d'aspic...
Au Sud, le paysage est plus plat et permet l'établissement de grandes exploitations dans les plaines alluviales, séparées par des haies de cyprès afin de protéger les champs du mistral. On y trouve aussi de grandes forêts de chênes-lièges, comme le bois de Vouziac et la forêt de Maldaour.
Dans l'En-Deçà-des-Monts, on cultive principalement la vigne, ce qui donne à la Cahogne le surnom de pays du vin : ses vignobles produisent les meilleurs crus du Royaume, qui s'exportent même au delà de ses frontières. On y produit aussi des céréales et du miel. La châtaigne occupe une grande place dans la gastronomie traditionnelle du pays ; avec on fait de la liqueur, de la bière, des crêpes, du pain, des biscuits...etc.

Entre deux ces deux régions se trouvent les montagnes de la Crête, fait de monts érodés par le temps, à la pente douce, culminant à moins de 2000m d'altitude.
Ce massif est riche en minerais : du fer, du cuivre, de la houille, mais surtout de l'argent. Le massif du Cahon, appelé aussi les "montagnes argentifères", possède les principales mines d'argent du pays, avec lesquelles les Rois des Landes fondent leur monnaie. La Crête peut être traversée par le col de Savignon, un raccourcie qui rejoint l'En-Deçà-des-Monts à l'Au-Delà-des-Monts.

La Cahogne est un pays lumineux toujours bien ensoleillé. Le mistral, vent sec et violent, apporte la pluie. Au Sud, il peut y avoir quelques épisodes de sirocco, alors qu'au Nord, la tramontane vient rafraîchir les côtes. Les vallées montagneuses connaissent de violents orages dont les effets sont accentués par les pentes et la rareté des arbres dû aux défrichement des Hommes. En hiver, de grandes coulés de boue emportent tout sur leur passage.
La région est habitée par des aigles dont le plus grand de tous l'aigle royal, des vautours chauves, des faucons pèlerins, des busards, plusieurs espèces de lézards et de serpents, des mouflons ou encore des cerfs.

Les Cahons sont réputés pour être amicaux et tranquilles. La plupart d'entre eux travaille dans les champs pour y cultiver la vigne, le blé et d'autres céréales, des plantes à parfum, comme la lavande, et des agrumes ; d'autres sont éleveurs et produisent de la laine, du lait, de la viande et des fromages de brebis ; d'autres encore vivent des produits de la mer, de la pêche et des élevages d’huîtres et de mollusques. Une minorité travaille dans les mines et les carrières de la montagne.
En campagne, les habitants vivent dans des mas, des fermes typiques de la région. Ce sont de grandes maisons rectangulaires, parfois avec un retour en L, aux ouvertures étroites pour se protéger de la chaleur, et tourner vers le Sud pour se garder du mistral. Le rez-de-chaussée est réservé au travail et à la cuisine, ainsi qu'aux bêtes, alors que l'étage reçoit les chambres et sert au stockage pour le fourrage et les grains.


Argentière

A l'époque Dwym, la ville était déjà un grand centre marchand. C'est le commerce de l'argent qui a donné son nom à la ville en landique.
Elle était aussi un centre religieux, par la présence d'un grand arbre sacré que les païens vénéraient. Lors de l'apparition du triaphysisme, l'arbre fut brûlé et les moines plantèrent la graine d'un chêne à la place. Toujours visible aujourd'hui sur la place du grand-chêne, l'arbre né des cendres du paganisme garde le souvenir de la destruction des faux dieux et de la conversion de la ville à la vraie religion.

Le plan en damier des Dwyms est encore visible à certains endroit, mais les landais ont nettement défiguré la ville en s'y installant, leurs maisons empiétant sur les grandes rues et les places publics, rendant l'espace incohérent. Aujourd'hui la ville passe pour un vrai labyrinthe, fait de ruelles étroites et tortueuses. Les maisons sont faites pour la plupart de briques composées d'argile alluviale enduites d'un badigeon orange, bleu ou rouge, qui donne cette aspect très coloré à la ville. La pierre blanche est réservée au parement des fenêtres et des portes. Les galets provenant des gravières de la Combe, sont utilisés pour armer le mortier des fondations et pour paver les trottoirs et les cours des jardins privés. Argentière possède beaucoup de magnifiques hôtels particuliers appartenant à la noblesse urbaine et aux marchands enrichis par le commerce du vin.

C'est à partir du règne du duc Enguerrand II que la ville s'enrichit de magnifiques bâtiments publics. S'érige à cette époque le Capitole, siège des magistrats de la ville, et le pont du gué qui remplace l'ancien pont de bois.
La ville devient une cité de culture, accueillant beaucoup de troubadours qui y trouvent l'inspiration.
Côté édifices religieux, la cité n'est pas en reste, avec sa grande cathédrale, siège de l'évêché de Cahogne, et le prieuré cramoisi.

La ville est connue pour sa muraille qui l'enserre en forme de cœur dont l'apex se trouve sur la rive droite, moins urbanisée, fait de champs de violette.

Le château de la Vouivre
Résidence principale de la maison de Guivre, les ducs de Cahogne, le château de la Vouivre se situe entre Argentière et Saint-Galant des Monts.
D'après sa légende, la forteresse aurait été construite sur la carcasse du dragon que terrassa saint Cédric, et qui forme aujourd'hui une colline de pierre qui surplombe la vallée.
D'abord château fortifié avant tout militaire, le duc Enguerrand II va embellir la place pour en faire un lieu d'habitation.
Le château deviendra un vrai palais. Le duc y érige une nouvelle aile pour accueillir les cuisines et la salle de réception, ainsi que de nombreuses tours pour y placer les chambres de sa famille et de ses invités.
Aujourd'hui, le château illustre la puissance de la maison de Guivre. Ses tours blanches aux toits rouges sont visibles à des kilomètres et dominent toutes la Cahogne.

L'Abbaye Rouge

Située à l'Ouest d'Argentière et au Nord de Saint-Galant des monts, l'Abbaye Rouge est le siège de l'Ordre des moines Cramoisis. C'est, après le Sanctuaire de Castelion, le plus grand édifice religieux du Royaume, là où l'on trouve la plus grande concentration de clercs.

Fondée en 910, par saint Ursilon, l'abbaye est d'abord une petite communauté d'une vingtaine de moines avant de connaître son essor sous le l'abbatiat de saint Basile.
Par la suite, le duc Thibault II de Cahogne, fit don à l'Abbaye du territoire alentours tout en renonçant à tous ses droits sur elle, créant le "ban sacré", un espace de paix inviolable.
En 998, l'Abbaye obtient son privilège d'exemption du Primat, ce qui la rend indépendante du pouvoir séculier de l'évêque de Cahogne en la plaçant directement sous l'autorité du chef de l'Eglise.
Aujourd'hui, l'Abbaye Rouge est à la tête d'un véritable empire monastique structuré en un réseau de provinces, avec ses 10 000 moines réparties dans 1200 établissements à travers le monde, dans tout le Royaume des Landes, mais aussi en Valentine, en Hisenmark, en Estangal et jusqu'au Nouvel Empire.

L'Abbaye Rouge est un foyer religieux majeur et un centre intellectuel de premier plan qui a joué un rôle très important dans la réforme de l'Eglise au Xème siècle.
Aujourd'hui, le grand complexe monastique peut accueillir jusqu'à 1000 moines.
C'est un grand centre culturel, pour le Royaume des Landes mais aussi pour le monde triaphysite.
Sa bibliothèque rassemble plus de 3000 manuscrits qui se multiplient grâces à l'importante activité du scriptorium qui copie et traduit des livres du monde entier.
L'Abbaye Rouge est aussi centre d'étude d'où sortent de nombreux intellectuels, dont plusieurs futurs Primats. On y enseigne les arts libéraux, mais aussi la médecine, le droit et surtout la théologie. Ses enseignants ont souvent des pratiques et des idées révolutionnaires qui entrent en conflit avec l'orthodoxie du Primats et du clergé séculier.

L'Abbaye est très riche de part les nombreux dons qu'elle reçoit. C'est grâce à cela qu'elle put ériger la grande Abbatiale, l'un des édifices triaphysites les plus majestueux, qui illustre à elle seule toute la puissance de l'Ordre Cramoisi.
C'est devenu un grand lieu de pèlerinage, renfermant des reliques de saint Sabin et de nombre de ses compagnons.


La Cahogne
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