Casus Belli
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MessageSujet: Principautés féodales Ven 29 Juin - 8:42

Le Royaume des Landes est une fédération de principautés autonomes rassemblées autour de la personne du Roi par le lien de vassalité qui unit les grands barons à la couronne.
Ces principautés divergent en taille et en gouvernement, présentant toutes des particularités liées à leur histoire.
Actuellement, on compte 10 grandes principautés féodales : le Duché de Lucie, de Cahogne et de Cantabrie ; les comtés de Douves, de Chambois, de Grâces, de Vaucouleur, d'Angrevie, de Transvoglois et de Tancardie. Certaines de ces principautés se divisent à nouveau en comtés, vicomtés, baronnies ou seigneuries, reliés au prince par un serment d'allégeance.

Le duché de Lucie
Le duché de Lucie passe pour être la principauté la mieux gérée du Royaume. Elle possède les organes administratifs les plus modernes, à travers une bureaucratie très développée, avec à sa tête le Premier secrétaire, le chef du gouvernement qui seconde le prince dans sa tâche.

La bureaucratie du duché se concentre dans la Chambre-ducale, divisée en plusieurs services appelés secrétariats. Il existe 3 principaux secrétariats : le secrétariat du sceau, qui équivaut à la chancellerie ; le secrétariat aux deniers, sorte de chambre des comptes ; le secrétariat des plaids, qui gère la justice. Le duc peut créer à sa guise des secrétaires spéciaux et temporaires pour régler certaines crises. Tous les secrétaires sont responsables devant le Premier secrétaire.
A cela s'ajoute la gestion militaire, supervisée par deux personnages importants : le Grand-Domestique des armées et le Grand-Domestique de la flotte.
Saint-Clair est le centre du pouvoir, là où siège les secrétariats et le Premier secrétaire.

La gestion du domaine du duc se fait par l'intermédiaire des comarques, chargés de superviser les intendants, de lever les impôts, de rendre la justice et de maintenir la paix. Ce sont des délégués itinérants, dont la légitimité repose sur la lettre portant le sceau ducal. Les comarques sont nommés et démis au bon vouloir du Duc, choisis parmi la petite noblesse de Lucie, et ne sont responsables que devant lui.

Le duché de Cahogne
Le duché de Cahogne est connue pour son administration figée dans le temps : il est géré de la même façon depuis des siècles, n'ayant subit aucune évolution depuis les premiers âges de la féodalité.
La structure gouvernementale paraît donc archaïque et inadapté à l'époque actuelle, surtout comparé au reste du Royaume.

Le duc gouverne en collaboration avec ses quatre grands officiers : le Chancelier, le Bouteiller, le Sénéchal, le Maréchal. La cour est itinérante et suit le duc dans ses déplacements. Argentière, bien que considérée comme la capitale du duché et la résidence principale du duc, ne dispose pas d'édifices dédiés aux réunions du conseil ou du parlement.
Le Chancelier de Cahogne est le gardien du sceau et le rédacteur des actes. C'est souvent un clerc régulier issu de l'ordre des cramoisis dont l'abbaye central se trouve en Cahogne.
le Bouteiller, d'abord chargé de la gestion des caves ducales, sa fonction a évolué pour devenir l'un des offices les plus importantes. Désormais, le Bouteiller est l'intendant général qui supervise toutes les finances du duché : il contrôle les recettes et les dépenses, la bonne exploitation du domaine et le commerce.
La justice est entre les mains du Sénéchal de Cahogne, qui nomme et contrôle les viguiers, des officiers itinérants chargés de faire respecter la loi localement, de lever les impôts et de lever le ban. En l'absence du duc, il préside au Parlement de Cahogne, une cour de justice qui réunit les barons et les prélats du duché.
Enfin, le Maréchal de Cahogne est chargé de la gestion de l'armée et du déroulement de la guerre.

Le duché est divisé en vicomté (vestige de l'époque où la Cahogne n'était qu'un comté). Depuis longtemps, les vicomtés sont devenues autonomes et le titre de vicomte devenu héréditaire, échappant à tout contrôle du duc.

Le comté de Douves et le comté de Chambois
Les deux grands comtés de Pagagne ont des administrations similaires, très influencées par le pouvoir royal proche.
Ainsi, les comtes s'entourent d'officiers semblables à ceux du Roi : chancelier, connétable, surintendant
Ils ont aussi copiés les agents délégués, les prévôts et les baillis.

Le comté de Grâces
La succession de personnages faibles à la tête du comté de Grâces a permis l'essor du conseil des paires, devenu le véritable organe souverain du comté, usurpant la réalité du pouvoir aux comtes.
A l'origine, le conseil était composé des chefs du personnel domestique de l'hôtel du prince, les plus proches collaborateurs du comte à qui il déléguait ses pouvoirs. Aujourd'hui, les titres sont restés mais leur fonction domestique a été perdu pour ne plus qu'être honorifique.
L'administration est marquée par l'importance du Grand Chambellan, sorte de premier ministre tout puissant contrôlant tout le gouvernement, le chef de la justice et de la politique intérieure et extérieure. Puis vient l'Echanson, confident du comte et maître de la diplomatie ; l'Ecuyer contrôlant les armées du comté ; le Panetier, devenu le chef de la fiscalité ; l'Aumônier, chef de la chapelle et conseiller religieux du comte. Le Chancelier, bloqué par l'évolution du rôle de Grand Chambellan, n'a jamais eu d'autre fonction que celles de secrétaire et de scribe. Ce personnage est souvent incarné par des religieux séculiers, notamment l'évêque de Grâces.

Le duché de Cantabrie
Dans le duché de Cantabrie, le duc concentre tous les pouvoirs.
Pour gouverner, il délègue à plusieurs officiers palatins dont le principal est le Référendaire, chargé de la rédaction des actes et disposant du sceau ducal. C'est une sorte de premier ministre, chef du gouvernement et second personnage du duché ; il organise les cérémonies et préside l'échiquier en l'absence du duc.
Après lui, vint le Monétaire chargé des finances et de la collecte les impôts ; le Mandataire, chargé de la justice ; et le Légataire, chargé de l'entretien des troupes, du commandement de l'armée, et de tout ce qui relève de la justice militaire.

Pour administrer localement ses domaines, le duc envoi ses agents appelés centeniers, à qui il délègue la justice, le prélèvement des impôts et le maintien de l'ordre.
Ils sont responsables devant l'échiquier, une assemblée alliant la cour des comptes et la cour de justice.

En cas de crise, le Duc peut convoquer ses vassaux et arrière-vassaux dans la Haute Cour, une assemblée héritée de l'époque Dwym qui réunissait tous les hommes libres. Elle se réunie sur seul ordre du duc dans un lieu prédéfini à l'avance. C'est la cour gardienne des droits des hommes liges. Ses décisions sont souveraines, voir sacrées, et le duc doit s'y conformer. Elle se rassemble pour légitimer les décisions prises par le duc, juger une affaire, lever des impôts ou préparer la guerre.

Le comté de Vaucouleur
Depuis les révoltes communales qui ont secoué la Haute Lande, le comté de Vaucouleur est un ovni dans le paysage du Royaume. Après avoir acquit l'indépendance du duché de Cantabrie et s'être extirpée du pouvoir féodal, Vaucouleur s'est constituée en une sorte de république communale avec à sa tête un comte élu.

Le Conseil Majeur est l'organe exécutif et législatif du comté. Ses membres, appelé échevins, sont au nombre de 100, élus à vie par tous les hommes de plus de 25 ans issus des familles patriciennes inscrites sur le livre d'or qui répertorie l'ensemble de l'aristocratie bourgeoise de Vaucouleur. Pour s'inscrire au livre d'or, il faut s'acquitter du cens, souvent très élevé, ce qui garanti de laisser le pouvoir aux plus riches.
Le Conseil Majeur prend les décisions politiques, gère la fiscalité, juge en appel, promulgue les lois et choisi les magistrats, dont le premier d'entre eux, le comte.

Le comte possède un statut particulier. C'est un prince féodal, mais dont le titre est électif et non dynastique.
Le Conseil Majeur élit souvent un étranger à la cité, d'extraction noble de haute famille, possédant de forts liens avec le reste de la noblesse du royaume.
Le rôle du comte est de servir d'arbitre, de mener la guerre et la diplomate, de conseiller les échevins. Il gère la politique extérieur, choisi les ambassadeurs, signe les traités et mène les armées. Il s'entoure de conseillers qui forment le Conseil Mineur, désigné parmi les échevins et les proches du comte. Ce conseil, réduit à une dizaine de membres, représente l'organe suprême et souverain du comté. Si le comte n'a pas de pouvoir sur la justice ou les finances, il peut influencer et orienter le Conseil Majeur pour obtenir ce qu'il veut.
Le comte est élu pour une durée indéterminée ; il peut être démis de ses fonctions par le Conseil Majeur ou bien abdiquer. Souvent, les comtes sont choisis parmi les cadets des grandes familles du Royaume intéressés par le poste et dont la candidature est soutenue par un échevin influent ; ils restent en place le temps de s'enrichir et de gagner en prestige et en renommée, avant d'abdiquer.

Les états de Transvoglois
Les états de Transvoglois forment un territoire s'étendant de part et d'autre du massif du Voglois dans les Surlandes. Ses frontières ne reposent pas sur la tradition historique mais sont issues de la fusion des comtés de Chaudaix et de Saintes. C'est Guillaume Ier d'Hestal qui modernisa ses domaines pour créer une vaste principauté, étendant son pouvoir sur ses voisins par des traités d'alliance unilatéraux qui en fit ses vassaux.
Son administration repose sur une alliance entre tradition et modernité, reprenant de vieilles charges remises au goût du jour. Ainsi, le comte s'entoure d'officiers palatins tout dévoués.
Le Mestral est chargé de représenter le comte, de présider les assemblées en son absence et de superviser la chancellerie. C'est le gardien du sceau et le gestionnaire du domaine.
L'Apaiseur est le maître de la justice. Il préside au tribunal du comte.
Enfin, le Trésorier, gère les finances et supervise le prélèvement des impôts.

Le territoire des états est divisé en mandements tenues par des châtelains, des agents comtaux nommés par le comte, chargés par délégation du maintien de l'ordre, de l'exercice la justice, et du prélèvement des impôts. Les châtelains sont responsables devant la chambre des finances chargée d'étudier leurs comptes.

Le comté d'Angrevie
Situé à l'extrémité Nord du Royaume, l'administration du comté d'Angrevie garde un aspect primitif, coincée à l'époque du Royaume de Haute Lande dont elle a gardé les institutions.
Ainsi, le comte exerce sont pouvoir par une administration centralisée dans son palais, aidé par des officiers qui dirigent un ensemble de services et de charges. Le "palais", n'est pas fixe mais ambulant, et les institutions suivent le comte dans ses déplacements, de résidences en résidences.
Les officiers ont une double vocation : domestique et administrative. Ainsi, le chambellan gère la chambre du comte et la diplomatie, le maréchal s'occupe des écuries du comte et de la gestion de l'armée, et le maire du palais s'occupe de la gestion du domaine et des dépenses.
Pour l'administration local, le comte délègue une partie de sa force public à des officiers subalternes appelés bayles, chargé de la levée des impôts et du ban, de la supervision des travaux agricoles et du maintient de l'ordre.

Le comté de Tancardie
Le comté de Tancardie est l'héritier de l'administration des colonies Norges. Pendant longtemps, le comte a gardé le titre de jarl, et l'utilise même parfois encore aujourd'hui, malgré la disparition des vikings, fondus dans la population locale depuis longtemps.
Bien que l'administration du comté ait évolué et se soit adaptée à son époque, il reste encore quelques vestige de l'organisation Norge. Le Thing était l'assemblée des hommes libres des colonies, c'est devenu aujourd'hui une cour souveraine composés des barons et prélats du comté, chargée de rendre la justice et de contrôler les finances ; depuis le XIème siècle elle s'est sédentarisée à Creevgard où elle se rassemble tous les mois ou exceptionnellement sur ordre du comte.
Le comte délègue ses pouvoirs aux Thegns, chargé d'assurer le maintien de l'ordre et la levée des impôts.

L'originalité du comté de Tancardie tient aussi dans sa loi de succession qui ne se fait pas de père en fils. Le successeur est choisi dans la parenté du comte, souvent son frère ou son neveu, du vivant de celui-ci.

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