Casus Belli
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MessageSujet: Organisation sociale Dim 29 Avr - 16:08

Les 3 ordres
La société est divisée traditionnellement en 3 : Ceux qui prient, ceux qui combattent et ceux qui travaillent, le Clergé, la noblesse et le reste (paysans, marchands, artisans).

Les Nobles
Les nobles forment la caste militaire. Les nobles sont les plus riches et les plus grandes familles possèdent de grands territoires. La noblesse est très hiérarchisée, du petit chevalier jusqu'au Roi. Elle est très fermée, le processus d'anoblissement peu se faire après avoir rendu un grand service à la couronne, mais généralement il se fait sur un très long terme, sur plusieurs générations à servir un seigneur.
Voir Noblesse et chevalerie.

Les Clercs
Le clerc s'oppose au laïc. Il est celui qui étudie la théologie pour intégrer le clergé après la cérémonie de la tonsure*.
Les clercs ont pour fonction d'assurer les services du culte, d'administrer les sacrements, d'enseigner les textes sacrés, de surveiller la conduite des fidèles et de maintenir la paix.
Il leur est interdit de verser le sang, de se battre et de mener la guerre, de se marier et d'avoir des enfants. Ils sont exemptés d'impôts et de corvées, et ne peuvent être jugé que par un tribunal ecclésiastique.
Certains clercs s'écartent de leur simple fonction ecclésiastique : ils peuvent rendre justice sur les domaines qu'ils contrôlent, assumer des fonctions politiques, enseigner dans les universités et s'investir dans des offices seigneuriales et royales en occupant des postes auprès des monarques (chancelier, intendant, chapelain...etc.).
Les clercs peuvent avoir accès au sacerdoce* ministériel. Il existe 3 degrés de sacrements successifs : épiscopat (évêque), presbytérat (prêtres) et diaconat (diacre), chacun donné par un évêque (ou archevêque), auquel se rajoute les ordres mineurs. Mais d'autres préfèrent se reclure dans un monastère ou alors vivre en ermite.
Certains nobles s'engagent dans les ordres militaires et deviennent des moines combattants. Ces derniers disposent d'une dérogation spéciale qui leur permet de se battre, notamment contre les infidèles et les hérétiques.

Le reste
Le troisième ordre désigne tous ceux qui ne sont ni nobles ni clercs, ce qui donne un groupe très hétérogène qui ne correspond à rien.
Dans les villes, on retrouve beaucoup de marchands qui commercent dans tout le pays et ailleurs, des artisans qui s'occupent de transformer les matières premières (forgerons, bouchers, cordonniers, tailleurs...etc.) et des professions libres, comme médecin, banquier ou notaire. On y retrouve aussi des mendiants et des marginaux.
Mais la majorité des gens vivent en campagne, et gagne leur vie en travaillant la terre. Ce sont soit des paysans libres, tenant un alleux*, soit des serfs, paysans soumis à un seigneur qui leur loue sa terre en échange de redevance et de corvées. Le statut de ces derniers s'approche presque de l'esclavage.

Féodalité
Les Landes sont organisées dans une société féodale où de petits seigneurs se vassalisent à des seigneurs plus puissants (comtes, ducs). Le Roi est au sommet de cette pyramide.
Ce sont les liens personnels entre les hommes, le suzerain et son vassal, qui forment l'équilibre de la société, par un système d'obligation et de droit.

Le serment d'allégeance

La vassalisation passe par une cérémonie où le vassal fait allégeance à son suzerain.
Le vassal se met au service du seigneur contre un fief* (il est "chasé"), et lui doit conseil, fidélité et service militaire. En échange, le seigneur se porte garant pour son vassal, lui promet de le protéger contre ses ennemis et de lui rendre bonne justice.
Lors de la cérémonie, le vassal place ses mains dans celles de son seigneur, ploie genoux et lui prête serment d'allégeance sur les Textes Sacrés. Ils s'échangent ensuite le baisé de paix qui symbolise l'amitié scellée.
A la mort du vassal ou du suzerain, l'hommage doit être répété.
Certains vassaux font plusieurs serment d'allégeance à différents seigneurs, notamment lorsqu'ils possèdent plusieurs terres éparpillées dans le pays. Pour pallier à cette pluralité d'alliance, on créa l'hommage-lige, une allégeance qui prévaut sur toutes les autres. Normalement, le vassal ne doit avoir qu'un seul hommage-lige.

Le droit féodale
Les relations entre suzerain et vassal sont limitées par les coutumes, qui changent d'une région à l'autre. Les deux parties y sont soumis et ne peuvent y déroger sans s'attirer la colère de la noblesse et du peuple.
On distingue trois types de droits : le droit d'ost (guerre), le droit de plaid (justice), le droit d'aide (impôt), tous régies par la coutume féodale.
Ainsi, lorsque le seigneur appelle à la guerre, pour défendre la principauté contre les invasions ou pour servir dans ses guerres privées, ses vassaux doivent y répondre et combattre à ses côtés gratuitement pendant 40 jours. Le vassal se doit d'entretenir une petite troupe de soldats toute l'année pour répondre à la mobilisation.
Lorsque des barons s'opposent, le seigneur doit convoquer ses vassaux pour les départager et rendre la justice équitablement, ce qui revient souvent à faire appelle à l'ordalie* lorsque aucun accord à l'amiable n'est trouvé.
Les impôts que doivent le vassal ne sont perçus que dans 4 cas : pour verser la rançon du seigneur s'il est prisonnier, lorsque le fils aîné du seigneur est fait chevalier, pour payer la dot de la fille aînée du seigneur quand elle se marie, pour financer le départ en guerre sainte du seigneur.
A cela se rajoute le droit d'albergue, qui oblige le vassal à héberger gratuitement son seigneur lorsque ce dernier vient sur ses terres.

Si le vassal ne respect pas ses obligations, il devient félon*. Son suzerain peut alors lui retirer ses titres et ses possession et l'emprisonner comme le veut la loi féodale.

Le fief
Le fief est une tenure noble, confié par le seigneur à son vassal (le feudataire, celui qui reçoit le fief) en échange de services.
Il existe plusieurs types de fief, le plus souvent liés à une terre. Mais les seigneurs font aussi appels au fief-rente, qui consiste à un versement d'une somme fixe au vassal qui n'a alors pas de terres à gérer, utile pour s'assurer de la fidélité de chevaliers lorsque la terre vient à manquer.
Le fief accordé au vassal peut être héréditaire ou non, mais le seigneur doit disposer d'une bonne raison pour confisquer les charges et les bénéfices de ses hommes-liges sans quoi il passe pour un tyran.

Justice
La justice est à la fois une vertu, mise en avant notamment dans la morale chevaleresque, et un concept juridique.
La justice est rendue par le seigneur (ou ses agents : prévots, baillis, sénéchaux) disposant du droit de ban*, c'est à dire la capacité d'ordonner, de contraindre et de punir.
Les hommes sont jugés par la coutume locale, formée par le précédent, lors des séances de justice (les plaids).
Au cours du XIIème siècle, le Roi Raoul Ier commença à mettre par écrit la loi orale, pour facilité à la justice est garantir les droits de chacun. Dans les faits, la société est enserrée dans un enchevêtrement de droits et de coutumes qui conduit bien souvent à de conflits de juridiction.
On distingue la haute justice de la basse justice : la première peut condamner à mort et concerne le crime de sang, le viol, l'incendie volontaire ou encore la trahison ; la seconde juge les affaires dont l'amende est inférieur à 60 sous.  
La justice peut être ambulante, accompagnant les déplacements du seigneur sur ses domaines, mais généralement elle est rendue au château, dans la salle de réception, ou bien dans l'habitat urbain du seigneur.
Enfin, le Parlement est une cour de justice qui juge les affaires en appel ou bien concernant tous le Royaume (cas de haute trahison, conflit entre grands princes féodaux). Elle émet le jugement du Roi sur l'approbation des membres du Parlement.
Bien souvent les nobles, et même les paysans, n'hésitent pas à se faire justice soi-même dans des vendetta pour venger leur honneur, bien que cela soit interdit.

Les sentences sont diverses et dépendent de la coutume locale : les traîtres sont pendus, les voleurs jetés en prison, les meurtriers décapités. La pire sentence est réservée aux hérétiques qui finissent sur un bûcher où ils sont brûlés vifs.
On a souvent recours aux ordalies* pour rendre la justice divine, mais ces méthodes sont de plus en plus proscrites par le Clergé.
Organisation sociale
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