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MessageSujet: Noblesse et chevalerie Sam 28 Avr - 1:36
Noblesse et chevalerie

Noblesse
La Noblesse forme la caste militaire. Ce sont, parmi les 3 ordres qui régit la société, ceux qui combattent et protègent. La noblesse est la pierre angulaire de la société féodale, toutes les familles nobles sont liés entre elle par des liens de vassalité et de mariage.

Hiérarchie de la noblesse
La hiérarchie de la noblesse est très complexe et se base sur plusieurs éléments : les origines, l'ancienneté, les titres, la fortune, les alliances, les exploits, les services...etc.
La longévité de la famille est le premier critère de dignité. Ainsi, les Maisons les plus anciennes sont les plus prestigieuses.
La tradition établi se classement :
- De 80 à 100 ans : Anoblis, fils d'anobli, Noble.
- De 180 à 200 ans : Noblesse établie.
- De 270 à 300 ans : Noblesse achevée.
- De 370 à 400 ans : Noblesse parfaite.
- De 450 à 500 ans : Noblesse de souche.
- De 500 à 550 ans : Noblesse ancienne.
- Plus de 600 ans : Noblesse historique.

Il est bon d'être issu d'une famille ancienne, mais la noblesse se caractérise surtout par son mode de vie possible grâce à la fortune.
Tous les nobles ne peuvent prétendre à la possession d'un château et beaucoup restent de simple chevaliers sans fortune. Ainsi, les titres fonciers et la fortune sont des critères concrets de noblesse. Le Roi est le premier des nobles, au sommet de la pyramide, puis viennent les grands princes territoriaux que sont les Ducs et les Comtes, suivi des seigneurs châtelains et pour finir des chevaliers. Dans la tradition féodale, un titre de Duc est plus prestigieux que celui de Comte, même si dans les faits un Duc n'a pas plus de pouvoir qu'un comte.
Un chevalier est appelé hobereau ou gentilhomme, auquel on donne le qualificatif de "messire" ou "sieur". Un grand prince est désigné sous le terme de "monseigneur", alors qu'au Roi on donne le qualificatif de "majesté".

Accessibilité à la noblesse
Seul le Roi des Landes possède le pouvoir d'anoblissement et se réserve ainsi le droit de créer et gérer la noblesse du Royaume.
On peut accéder à la noblesse de différentes façons. La plupart du temps, c'est un processus sur le long terme : après plusieurs générations au service d'un seigneur, une famille peut être anoblie.
Mais l'anoblissement peut venir rapidement, après un acte d'une grande noblesse (comme sauver le Roi de la mort), par l'obtention d'un fief noble, par l'achat d'une lettre de noblesse.
Lorsqu'un seigneur veut anoblir un roturier à son service, il doit en faire la demande au Roi (qui le fera souvent en échange d'une redevance).

La Chevalerie
Les chevaliers sont des professionnels de la guerre issus de la noblesse. Il passent toute leur vie à s’entraîner aux armes et à l'équitation. Ils sont au service de l'Eglise et doivent protéger les plus faibles. On distingue les chevaliers laïcs des chevaliers réguliers, c'est à dire les moines combattants membres des ordres religieux militaires.
Lorsqu'il ne sert pas à la guerre, le chevalier passe son temps dans les tournois où il prouve sa valeur et gagne en fortune.
On accède au statut de chevalier par la cérémonie de l'adoubement.

Adoubement

L'adoubement se situe entre la 17éme et la 21éme année du futur chevalier, parfois plus tôt pour les jeunes monarques, après une longue éducation.
Vers les sept ans, le jeune nobles destiné à la chevalerie est placé chez un parrain, une personne de confiance de la famille, qui sera chargé de son éducation.
Il sera d'abord galopin, chargé du nettoyage des écuries, puis page, où commencera vraiment sa formation, et enfin écuyer, assistant son parrain lors des tournois et à la guerre.

Le passage du statut d'écuyer à celui de chevalier se fait par l'adoubement.
La nuit précédent la cérémonie, le futur chevalier passe une nuit complète à prier dans une chapelle en compagnie de son parrain.
Le lendemain, le Seigneur organise une grande fête dans son château.
Puis sur une estrade, l'écuyer s'agenouille et prête serment sur le Codex et jure de protéger les plus faibles et de défendre l'Eglise. Son parrain lui remet alors ses armes bénies par l'Eglise. Une fois revêtu de son équipement, le chevalier s'agenouille de nouveau pour recevoir l'accolade : avec le plat de son épée, le suzerain frappe l'épaule droite puis l'épaule gauche du chevalier en lui disant "Je te fais chevalier".
Parfois, les grands Princes et les Rois adoubent plusieurs dizaines de chevalier en même temps au cour de grandes cérémonies.

Seule une dispense royale peut faire chevalier un roturier, qui sera anoblis en même temps.

L'armure du chevalier
La grande Guerre Civile de 1166 à 1178 a vu l'apparition des armures de plates transformant les chevaliers en véritables forteresses de fer. Cette armure, appelée aussi harnois, est encore peu répandue sur les champs de bataille, notamment en raison de coût très élevé qui la réserve à la haute noblesse. La plupart des chevaliers se contentent d'un haubert et d'un gambison, renforcées de quelques pièces de métal aux bras ou aux jambes.
Contrairement aux idées reçues, les mouvements dans l'armure complète ne sont pas gênés. Toutefois, le chevalier ne pourra pas courir très vite ni batailler des heures, car l’inconvénient de cette armure est qu'elle épuise rapidement son porteur, ou bien le fait suffoquer s'il fait trop chaud.

Protections de la tête et du tronc
- Casque : protection de la tête : heaume, barbute, salade, bassinet, chapel de fer, cervelière, armet ;
- Camail : protection du cou et des épaules en tissu de mailles ;
- Brigandine : protection du buste en cuir rivet ;
- Gambison : protection du buste en vêtement matelassé ;
- Tabar : surcot sans manche en tissu porté au dessus de l'armure et cerné à la taille par une ceinture. Il protège de la pluie et de la chaleur. Décoré d'armoiries, on parle plutôt de "Cotte d'armes".

Protections des membres supérieurs
- Spalière (ou épaulière) : protection de l'épaule ;
- Canon d'arrière-bras : protection du biceps de l'arrière-bras ;
- Cubitière : protection du coude ;
- Canon d'avant-bras : protection de l'avant bras
- Gantelet : protection de la main et du poignet.

Protections des membres inférieurs
- Jambière : protection totale des jambes, constituée des pièces suivantes ;
- Cuissard : protection des cuisses ;
- Genouillère : protection du genou ;
- Grève : protection du tibia ;
- Soleret : protection du pied, soit à poulaine, soit à "pied d'ours". Souvent équipé d'éperon.

RP : Équipe d'un harnois complet, il faut faire une réussite critique pour blesser l'adversaire.

Armement et entourage
L'épée est l'arme symbolique du chevalier. Les plus riches se font forger une épée unique, adaptée à leur main. Certaines familles se transmettent une épée de père en fils pendant des générations.
A dos de cheval, le chevalier utilise la lance qui lui permet de charger l'ennemi à toute vitesse et de percer ses défenses.
Le chevalier est formé à tout les types d'armes : dagues, haches, masses, arcs...etc.
L'arbalète est peu utilisée car elle est considérée comme une arme vil et sans honneur.

Le chevalier dispose de trois chevaux, le palefroi qui lui sert à la marche, le roncin qui sert de bête de somme transportant tout son équipement, et le destrier, un cheval de guerre.
Il peut être accompagné par plusieurs personnes à son service : un écuyer, un page, des sergents à pieds ou à cheval, un chapelain et parfois un chroniqueur.



Valeurs et code moral
Les valeurs de la chevalerie exacerbent la morale religieuse. Les vertus du chevaliers sont idéalisées par la littérature, les chansons de geste et les troubadours. Elle met en avant la fidélité, la courtoisie et le courage.
Au cour du XIIème siècle s'est établi le code moral du chevalier :
• Tu croiras à tout ce qu'enseigne l'Église, et observeras tous ses commandements.
• Tu protégeras l'Église.
• Tu auras le respect de toutes les faiblesses, et t'en constitueras le défenseur.
• Tu aimeras le pays où tu es né.
• Tu ne reculeras pas devant l'ennemi.
• Tu feras aux Infidèles une guerre sans trêve et sans merci.
• Tu t'acquitteras exactement de tes devoirs féodaux, s'ils ne sont pas contraires à la loi de Dieu.
• Tu ne mentiras point, et seras fidèle à la parole donnée.
• Tu seras libéral, et feras largesse à tous.
• Tu seras, partout et toujours, le champion du droit et du bien contre l'injustice et le mal.
• Tu te comporteras en gentilhomme.

Ordres de chevalerie
Ordre de la Sainte-Croix
L'ordre de la royauté. Elle fut créer par Lothaire III lors de la Guerre Civile pour rassembler autour de lui ses fidèles.
Les membres de l'ordre, au nombre de 12, sont appelés "chevaliers compagnons". Ils sont élus à vie par le Grand Maître, soit le Roi des Landes.
Les chevaliers de la Saint-Croix possèdent des privilèges et la préséance sur les autres chevaliers. Ils ont ainsi le droit d'apposer sur leurs armoiries le symbole de l'ordre et de se faire appeler "monseigneur", même sans être un grand prince féodal.

Ordre de Saint-Sabin
L'aimable compagnie de monsieur saint-Sabin de la Marche-Franche est l'ordre de chevalerie le plus ancien du Royaume, créé bien avant l'Unification. Il avait pour charge de rassembler les chevaliers de la Marche pour défendre la frontière. Avec l'Unification, l'ordre est tombé en désuétude, mais reste très prestigieux.
Le Grand Maître de l'ordre est traditionnellement le Comte de la Marche-Franche.
Ses membres, aux nombres variables, sont appelés les "sabins", et sont sous les ordres des 4 commandeurs : le chancelier, le greffier, le trésorier et le maréchal, tous nommés par le Grand Maître.
Les chapitres de l'ordre se tiennent traditionnellement dans la Sainte-Chapelle de Belfort, mais aucun n'a été organisé depuis l'Unification.

L'ordre est connu aujourd'hui pour son mythique trésor qui serait caché dans les bois de la Marche. D'après la légende, chaque année les membres de l'ordre faisaient un don en or à l'ordre pour financer la protection de la frontière. Au fil des décennies, les pièces d'or s'accumulèrent. Malheureusement le trésor fût perdu et aujourd'hui personne ne sait où il peut se trouver. Beaucoup de chevaliers, d'aventuriers et de mercenaires se sont mit en quête pour le retrouver, dans l'espoir de faire fortune.

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