Casus Belli
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MessageSujet: Religion Lun 23 Avr - 13:35

Le Triaphysisme est un monothéisme originaire d'hyperponant fondé sur l'enseignement des Apôtres. C'est une religion du salut reposant sur le culte du Dieu Tricéphale.
A l'aube du VIème siècle, des prédicateurs menés par saint Sabin accostèrent sur les plages de la Lucie et commencèrent à prêcher la nouvelle religion. Rapidement, le nouveau culte supplanta le polythéisme païen.
Dans sa forme codique (c'est à dire fondée sur le Codex), c'est la religion la plus répandue dans le monde connu et la religion officielle du Royaume des Landes.

Fondement
La réforme des Apôtres et les Conciles
L'an 0 marque la fin des ténèbres par la réforme de la religion : au début de notre ère, un groupe de moines qu'on appellera Apôtres se réunit pour mettre par écrit les mythes oraux que se transmettent leurs ancêtres depuis des générations. Leur acte va bouleverser le monde religieux, car en transposant les mythes sur papier ils vont établir le canon, excluant toutes autres versions.
En écrivant les mythes dans le Codex, le recueil des textes sacrés, les Apôtres commencèrent à les étudier, à les commenter et à les expliquer. Ils mirent en relation la religion et la logique et créèrent la théologie primitive. Les études aboutirent à la formation de l'orthodoxie religieuse, le Dogme.
Au fil des siècles, le Dogme se précisa à travers les conciles œcuméniques réunissant les diverses églises triaphysites, acceptant ou condamnant à l'hérésie les nouvelles idées, protégeant ainsi la religion des erreurs qui risquent de la déformer.

Aujourd'hui, le canon du Codex regroupe différents livres : Le livre de la création, Les Trois Codes, le cahier des psaumes, les épîtres des Apôtres, les Chants cantiques ou encore, le Livre de l'Apocalypse.

Le Dieu Tricéphal

Dieu est le créateur de toutes choses, unique et indivisible, universel et parfait, transcendant, omniscient et omnipotent. Il est le maître du temps et du destin des Hommes, de leur Salut dans l'autre monde, le gardien de l'ordre et de la hiérarchie de l'univers.
Dieu est monolithique, mais il s'exprime par trois phases, ou trois modes, qui se complètent : Le Verbe, le Paraclet et la Géhenne. Ce sont ses trois hyposthases mais qui ne forment qu'une seule nature unique : Dieu.
Pour autant, les substances sont distinctes, le Verbe n'est pas le Paraclet, le Paraclet n'est pas la Géhenne, la Géhenne n'est pas le Verbe. Elles forment la Trinité Consubstantielle.
Les essences de Dieu peuvent se comprendre comme ses humeurs.

Le Verbe est l'essence créatrice. C'est par le Verbe que la lumière fût, que le monde prit forme et que la vie pût éclore. C'est le souffle de vie qui anime les êtres, le principe fécondateur qui fertilise la terre pour permettre aux Hommes de cultiver et de vivre.
Le Paraclet, l'esprit protecteur, est la forme la plus proche des Hommes. C'est l'Arbitre, l'Intercesseur, le Consolateur et le Guérisseur. C'est lui qui descendit sur Terre pour transmettre aux Hommes le Feu Sacré pour les élever dessus des animaux.
La Géhenne est le principe destructeur qui apparaît à la dernière heure pour mettre fin à l'univers, ouvrant sur une nouvelle construction par le Verbe. C'est le Tentateur, celui qui met à l'épreuve la foi des Hommes en Dieu en les poussant au péché par l'intermédiaire des démons qu'il contrôle. Pour autant, la Géhenne ne représente par le principe du mal ; tout comme les deux autres formes de Dieu, il ne veut que le bien pour les Hommes. Mais s'il n'est pas méchant, cela ne veut pas dire qu'il n'est pas dangereux.

Chacune des substances divines règnent sur l'un des 3 royaumes (ou dimensions) qui forment l'univers : le Verbe commande aux cieux, le Paradis ; la Géhenne domine les souterrains, l'Enfer ; le Paraclet est le Roi de l'entre-deux, le Purgatoire.

Le chiffre 3 qui d'écoule de la Divinité est le plus sacré de tous. Le triangle régit le monde, il est la forme parfaite qui s'exprime en toutes choses :
dans les 3 éléments : Eau, Terre et Feu ;
dans les 3 astres : le Soleil, la Lune et la Terre ;
dans les 3 temps : passé, présent, futur ;
dans les 3 points de la journée : le matin, le midi et le soir ;
dans les 3 actions : la perception, la parole et le mouvement ;
dans les 3 natures : le corps, l'intellect et l'âme ;
dans les 3 sens : l'ouïe, la vue et le touché ; (l'odorat et le goût c'est toucher avec le nez et la langue)
dans les 3 membres de la famille : le père, la mère et l'enfant ;
dans les 3 étapes de la vie : enfance, adulte et vieillesse ;
dans les 3 ordres de la société : ceux qui prient, ceux qui combattent et ceux qui travaillent ;
dans les 3 couleurs primaires : cyan, magenta et jaune ;
dans les 3 dimensions : hauteur, largeur et longueur.

Dieu n'a pas de nom. Dans les textes sacrés, lorsqu'il n'est pas appelé Dieu, il est représenté sous le trigramme "OOO", qui symbolise trois yeux. Ce mot est imprononçable, tout comme le Divin est incompréhensible. Mais ses fidèles lui ont donné plusieurs surnoms : on l'appelle le plus souvent le Dieu Tricéphale, ou simplement le Tricéphale, ou Triagrammaton, Triamorphe, Trine ou encore le Triarque.

L'Eglise laisse beaucoup de liberté sur la représentation physique de Dieu, car ce dernier peut prendre toutes les formes qu'il veut. Ainsi chaque image est et n'est pas Dieu. Pour autant, l'Eglise condamne le culte des images : Dieu ne s'incarne pas dans sa représentation.
Le plus souvent, on le représente sous la forme d'un être à trois faces, avec 4 ou 6 yeux, 3 bouches et 3 nez mais avec un seul corps. En règle général, il est vu comme un homme barbu (symbolisant sa sagesse).
Certains courants artistiques le dépeignent en trois formes, une masculine, une féminine et une enfant, symbolisant la sainte Triarchie. Les traditions ésotériques symbolisent le Verbe par un œil, le Paraclet par une colombe et la Géhenne par une flamme.

La croix est le symbole le plus répandu de Dieu, qui représente ses 3 formes reliés à l'Homme. Elle dérive des chandeliers à trois bougies qui éclairaient les anciens temples. Plusieurs blasons de clercs et de nobles portent des croix et du symbole dérivent les termes de croisades et de croisés.
Le triangle isocèle est un autre symbole courant, tout comme les 3 yeux.

La Milice Céleste
Pour régner, Dieu s'entoure de serviteurs qui lui permettent de communiquer avec ses créatures. 
Ces serviteurs sont souvent représentés comme des humains dotés d'ailes blanches, illustrant leur caractère céleste, et sont appelés Anges. Ils occupent plusieurs fonctions : Les messagers apportent les paroles de Dieu aux prophètes ; les psychopompes glanent les âmes des morts sur Terre pour les emmener au Purgatoire ; les gardiens aident les hommes à se prémunir des vices et des perversions de la Géhenne. Il existe aussi des anges malfaisants, chargés de tester la foi des Hommes en les poussant dans la perversion ; on les appelles les démons, ce sont des êtres décharnés, monstrueux, qui corrompent les esprits. 
Les prières appellent à l'aide les Anges, qui peuvent soigner, féconder et rendre victorieux les bons. La sorcellerie est l'art de faire appel à la puissance des démons pour obtenir leurs pouvoirs. Les sorciers vendent alors leur âme et se condamnent eux même à l'Enfer éternel.

L'Homme Triple
L'Homme est la créature privilégiée de Dieu. Il a été créé par le Verbe, élevé par le Paraclet, et sera détruit par la Géhenne.
A l'origine, il n'était qu'un animal parmi d'autres, mais nu et dénué d'armes. Le Paraclet descendit sur Terre pour lui transmettre le Feu Sacré.
Par cette acte fondateur, Il lui donna les clefs de la Terre, l'élevant au dessus des êtres pour les dominer. Grâce au Feu, l'Homme put construire la civilisation : pratiquer l'agriculture, l'écriture et l'art, puis construire de grandes villes et des royaumes.
De par ses origines l'Homme est triple. Il est à la fois animal par nature, divin par le Feu Sacré, et humain par la complémentarité des deux formes.
Il possède un corps et deux âmes : celle mortelle (animale) et celle immortelle (divine).
A la mort, l'âme mortelle disparaît avec le corps, mais l'âme immortelle survit et rejoint le Purgatoire. Là, elle y est jugée par Dieu, défendue par le Paraclet et attaquée par la Géhenne. Trois possibilités s'offrent alors à elle : si l'âme est mauvaise elle pourrira en Enfer, torturée par les démons pour l'éternité ; si elle est bonne elle ira au Paradis et connaîtra la plénitude perpétuelle ; si elle n'est pas accomplie, l'âme retournera sur Terre et se réincarnera dans un nouvel être.
Au final, rare sont les élus à atteindre le Paradis, seuls les saints y parviennent, la plupart des âmes retournent sur Terre pour y avoir une nouvelle chance. Après une mauvaise action, on prie Dieu pour sa miséricorde, pour qu'il ne juge pas l'âme trop sévèrement jusqu'à l'envoyer en Enfer mais pour qu'il lui accorde une seconde chance dans la réincarnation.

Le Salut
Par le don du Feu Sacré, Dieu se révéla aux Hommes comme Amour. Dieu en tant qu'Amour est au coeur du Dogme apostolique.
En remerciement du Don on célèbre la Gratitude à travers la dévotion. L'Homme doit à Dieu une reconnaissance par l'adoration. Il doit suivre son exemple ; ainsi, celui qui reste dans l'amour reste en Dieu et Dieu en lui.
La morale privilégie donc la soumission aux 7 vertus : la chasteté, la tempérance, la charité, le courage, la patience, la justice et la modestie.
Tout comportement contraire est une trahison. Mais au cour d'une vie, le péché est inévitable.

Le péchés et la rédemption sont deux concepts fondamentaux pour atteindre le salut de l'âme.
On distingue deux sortes de péchés : les péchés véniels et les péchés mortels. Les premiers ne remettent pas en cause le salut, alors que les seconds condamnent à l'Enfer. Parmi les fautes graves, on retrouve l’idolâtrie, l'homicide et la fornication. Le péché peut être commis de quatre façons différentes : par la pensée, la parole, l'action et par omission. Pour l'Eglise, il existe 7 vices capitaux dont découlent tous les péchés : l'acédie, l’orgueil, la gourmandise, l'envie, l’avarice, la colère et la luxure. Les crimes sexuels sont particulièrement aggravant : la débauche, la séduction d'une vierge, l'adultère simple ou double, le rapt d'une vierge ou d'une femme mariée, l'inceste, la masturbation, les positions inconvenantes, la sodomie ou encore la bestialité, sont très sévèrement punis.
L'Eglise possède la capacité de remettre les péchés. Ainsi, les prêtres ont le pouvoir de pardonner au nom de Dieu et d'absoudre les péchés en condamnant à la pénitence. La rédemption commence par l'aveu lors de la confession. Les sentences peuvent être diverses : récitation de prières, don à l'Eglise, pèlerinage forcé, jeûne sur plusieurs jours...etc. Absout, le fidèle a une dette envers Dieu et son Eglise qu'il doit rembourser. Les clercs insistent beaucoup sur les châtiments infernaux pour pousser les pécheurs à la confession et au repentis. La peur de l'Enfer étreint les Hommes et la seule foi ne suffit plus à y échapper.
Le fidèle doit tendre vers la sainteté. Les plus pieux recherchent la solitude et la pauvreté pour se rapprocher de Dieu, d'où le succès de l'érémitisme.

Le Paradis n'est pas un lieu physique, mais un état spirituel où se retrouvent les âmes immortelles des saints. C'est un lieu de repos éternel, de plénitude et de contemplation.
A l'inverse, l'Enfer est un lieu de souffrance éternelle, un désert de poussière stérile.
Le Purgatoire est le monde où les âmes se rassemblent en attendant d'être jugées. Cette attente peut durer des siècles. Les prêtres mettent en garde les fidèles contre les démons, les envoyés des Diables pour tromper les Hommes, les détourner de Dieu et suivre le chemin de l'Enfer.

Eschatologie
Un jour adviendra la Géhenne qui détruira le monde pour le reconstruire par le Verbe. L'humanité périra dans les ruines et seuls quelques élus, ceux restés auprès de l'Eglise de Dieu, pourront être sauvés.
La fin du monde n'est pas un événement à venir dans le temps, après un certain délais. C'est un événement qui arrivera si l'humanité perd sa foi en Dieu, c'est à dire si elle devient décadente.
C'est pour empêcher le Déluge que les prédicateurs s'efforcent de répandre la vraie religion et c'est pour cela que les triaphysites ont un grand mépris pour les infidèles, ces pauvres âmes qui ne se rendent pas comptent quand adorant de faux dieux ils mettent l'humanité en péril.

L'arrivée de la Géhenne sera précédée par les Prophètes qui demanderont aux Hommes de se repentir.
Puis apparaîtront les inondations, les épidémies, les sécheresses, les famines, les tyrans et les guerres. Une fois la phase des catastrophes passée, l'Enfer s'ouvrira pour répandre les morts sur la Terre. La Bête dévorera les Hommes impies et la lumière s'éteindra.
A l'heure du Jugement Dernier, L'oeil de Dieu trônera dans le ciel. Ses fidèles seront emportés dans son royaume pour l'éternité, alors que les corrompus seront condamnés au néant.

Après la fin du monde, un nouveau cycle recommencera, du Verbe naîtra un nouveau monde.

Les saints et les saintes
Les saints sont des hommes et des femmes qui ont mené une vie parfaite atteignant ainsi la béatitude éternelle.
Ils forment l'Eglise triomphante auprès de Dieu, qui peut intercéder avec lui en faveur des vivants et des morts qui attendent dans le Purgatoire. C'est pour obtenir cet appui auprès de Dieu que les fidèles prient les saints et qu'ils les fêtent le jour de la Toussaint.
Dans les premiers temps de l'Eglise primitive, c'est le peuple des fidèles qui décidait qui était saint. Puis l'Eglise Orthodoxe instaura la Canonisation : un procès qui détermine par l'enquête et les témoignages si la personne peut être considéré comme sainte, c'est à dire montrée en exemple de vie.
Tous les fidèles peuvent proposer un candidat à la canonisation, mais on ne peut canoniser que les morts. Avant d'être déclarée sainte, la personne défunte passera par deux stades : elle sera reconnue "vénérable", puis "bienheureux" à la suite de la béatification par le Primat. Pour être canonisé, il faudra l'accord d'un consistoire après un procès de canonisation. La communauté désirant sanctifier le défunt enverra un postulateur défendre la cause devant leur évêque puis devant le Primat. Le postulateur devra prouver que le bienheureux mérite la canonisation. Il sera opposé à l'avocat du diable, chargé de prouver l'inverse.
Pour les Landais, saint Sabin, chef des prédicateurs qui convertirent l'île, est le saint patron du Royaume.

Liturgie
Les 3 sacrements
Les sacrements sont des rituels sacrés administrés par les prêtres. Ils sont au nombre de 3 et représentent pour les fidèles les 3 étapes de leur vie : la naissance, le passage à l'age adulte, puis la mort.
Elles sont le prétexte de grandes fêtes, surtout chez les nobles et principalement dans les familles royales.
Seuls les prêtres sont habilités par l'Eglise à célébrer les sacrements.

Première onction
La première onction fait entrer le fidèle parmi les membres de l'Eglise en lui pardonnant les péchés de sa vie précédente qui l'on empêché d'atteindre le Paradis. Dès lors, le fidèle à une dette envers Dieu (et l'Eglise) et lui doit obéissance. On la reçoit qu'une fois dans sa vie, généralement quand on est nouveaux-nés mais aussi adulte converti. Dans le premier cas, il faut obligatoirement avoir un parrain et une marraine (ou plus), qui jureront à la place du fidèle. Ils seront important dans la vie du fidèle, car ils seront comme de seconds parents, surtout si ces derniers venaient à mourir (ce qui n'est pas rare). Le sacrement consiste à déposer de l'huile sainte sur le front du fidèle en formant le signe de croix tout en récitant les psaumes des livres sacrés. Les adultes s'agenouillent devant le prêtre alors que les nouveaux-nés sont portés par leurs parents. Après le sacrement, le fidèle obtient son nom qui est inscrit dans le registre paroissiale.

Le mariage
Le mariage consiste à unir devant Dieu un homme et une femme dans le but de procréer la nouvelle génération.
Lors de la cérémonie, souvent l'occasion d'une grande fête, le couple prononce ses vœux de fidélité devant témoins. Les prêtres prêchent sans cesse l'importance du mariage aux fidèles. Mise à part pour les membres de l'Eglise et des ordres sacrés, le célibat est abhorré par les saintes écritures et ne pas être marié avant ses 25 ans est considéré comme une grande honte car il est très important de faire des enfants : c'est grâce à cela que les âmes des pécheurs peuvent se racheter dans une nouvelle vie, sinon elles resteraient bloquées pour l'éternité dans le Purgatoire.

La dernière onction
C'est la même cérémonie que la première onction. Cette fois, elle est administrée aux mourants, aux malades et pestiférés. Elle consiste à rappeler la foi du fidèle avant le jugement de son âme. Généralement, compte tenu de l'état du fidèle, c'est le prêtre qui se déplace à son domicile. Il est possible, lorsque le prêtre arrive trop tard, d'accomplir la dernière onction sur le cadavre.

La messe
La messe est la cérémonie qui célèbre la Gratitude. C'est le point culminant de la liturgie. Elle a lieu quotidiennement dans les églises, tenue par les prêtes qui suivent un rite strict fait de chants et de lectures, aidés pour cela par les diacres et les ordres mineurs. La messe est destinée à faire la communion avec l'Esprit protecteur, implorer sa miséricorde et rappeler l'engagement de la communauté pour racheter la mauvaise conduite de certains fidèles qui ne respecteraient pas les préceptes de l'Eglise.
Après la prière, le prêtre en profitera pour partager aux fidèles les nouvelles du moment, le résultat des conciles, les bulles du Primat, les annonces du seigneur local...etc.
Le concile de 842 oblige tous les fidèles à suivre au moins la messe du Dimanche.
Autrefois célébrées dans la langue liturgique, de plus en plus les prêtres la célèbre en langue vulgaire.

La liturgie des heures
Plusieurs fois par jour, le fidèle est invité, individuellement ou en communauté, à prononcer les psaumes pour rappeler son engagement auprès de Dieu et son soutient à ses souffrances : c'est la liturgie des heures.
Elle compte 7 offices par jour : matines, laudes, tierce, sexte, none, vêpres et complies.
Les règles monastiques observent à la lettre la liturgie des heures, mais les laïcs ne sont, depuis le dernier concile, qu'attachés à respecter 3 d'entre elles : les laudes (à l'aube), le sexte (à midi, avant le repas) et les complies (le soir, avant le coucher).
Le livre liturgique contenant l'ensemble des textes nécessaires pour l'office des heures est un bréviaire.


Autres courants et hérésies
Les judicaliens
Le judicalisme est une doctrine prônée par le prédicateur Judicaël, un Dwym originaire de Cantabrie ayant vécu au ?ème siècle, qui estimait que le Paraclet prévalait sur les autres substances de Dieu et devait être la seule forme honoré par les Hommes.
Pour les judicaliens, seul le Paraclet, en tant que protecteur de l'humanité, mérite d'être vénéré, aimé et remercié. Ainsi, ils lui dédient des temples, des chants et des prières à lui seul, oubliant les autres formes de Dieu et allant même jusqu'à détruire les temples et les icônes dédiés aux autres substances de Dieu.
Pour autant, les judicaliens ne remettent pas en cause l'indivisibilité de Dieu ou la consubstantialité, ni la liturgie et les sacrements de l'Eglise, mais ils ont toujours été considérés à la limite de l'hérésie sans jamais avoir été condamnés par un concile, ou lorsqu'il l'ont été, la décision a été révoquée par un autre concile quelques temps après.

Le judicalisme est au centre des querelles religieuses dans le Royaume des Landes. Ils s'opposent farouchement aux orthodoxes restés fidèles à la ligne officielle du Dogme. Parfois, lors des synodes, certains clercs en arrivent aux mains et le sujet n'est pas à aborder lors d'un repas de famille.
Ce mouvement est devenu une arme politique utile aux seigneurs, dont le Roi, pour contrôler l'Eglise, en se servant de la peur que représentent les judicaliens pour faire pression sur le clergé orthodoxe. Ainsi, des judicaliens ont pu être élus Primat grâce à l'appui du Roi, et certains atteignent de hauts postes tout en cohabitant avec les autres sensibilités.

La prédication de Judicaël rencontra un grand succès dans le Nord du Royaume des Landes où se trouve toujours le bastion de sa foi et ses principales écoles de pensées. La Cantabrie et sa capitale, Beaulieu-du-lac, ont une majorité de judicaliens.
De plus, les élèves de Judicaël ont été les premiers à se lancer dans la conversion des Dwyms de Petite Lande, doublant les orthodoxes qui ne sont arrivés que bien après. Ainsi, le judicalisme s'est répandu rapidement dans la seconde île de l'archipel.

Les schismatiques
Les schismatiques forment un mouvement anticlérical né dans le Royaume des Landes après la Guerre Civile.
Ils sont farouchement opposés aux pouvoirs des évêques et à l'autorité du Primat. Ils jugent le clergé trop éloigné des premiers temps de la religion, corrompu dans le luxe et le pouvoir. Ils refusent aux clercs l'exercice des pouvoirs temporels et l'acquisition de richesses, niant la légitimité du Primat à régner sur l'Eglise des Landes.
Leur objectif est de libérer les croyants de la tyrannie du clergé. Ils réclament un accès direct aux écritures saintes pour les fidèles et rejettent la médiation du clergé qu'il prétend faire avec Dieu. Ainsi, les schismatiques rejettent les sacrements effectués par les prêtres orthodoxes.
L'hérésie schismatique est né dans le Nord du Royaume des Landes, se nourrissant des ravages de la Guerre Civile et du Fléau pour s'étendre. Ses fidèles prétendent que les maux du siècle sont dû à la décadence du Clergé.
Les schismatiques sont encore peu nombreux et divisés, mais ils trouvent un terreau fertile dans les grandes villes, se nourrissant du rejet grandissant du clergé par la population citadine.
D'abord limité à quelques foyers dissidents, l'hérésie prend de plus en plus d'ampleur.

Les flagellants
Les flagellants forment un groupe de fidèles pratiquant l'auto-flagellation. Ils sont nés dans les Landes après la Guerre Civile et l'épidémie qui pour beaucoup annonçaient la fin du monde.
Les flagellants suivent l'exemple de saint Sabin, mort en martyr massacré par les païens, qu'ils considèrent comme le plus grand des saints, le plus proche de Dieu. Ainsi, ils pensent que la souffrance est le meilleur moyen de se rapprocher de Dieu et d'atteindre le paradis.
Ils traversent les villes à moitié nus, se frappant avec un fouet tout en récitant des cantiques.
L'Eglise orthodoxe a condamné ces pratiques mais les autorités les tolèrent tant qu'ils ne causent pas de trouble à l'ordre public.

La Jaddadislah
La Jaddadislah est une forme du triaphysisme professée par les Sanlar.
Elle résulte de la "nouvelle réforme" que prodigua Zénobar. Toute sa vie il prêcha aux habitants de l'Insanlar, leur faisant comprendre que leurs différents dieux n'étaient en fait que l'incarnation d'un seul : le Dieu Tricéphale.
Il transforma en profondeur les croyances chamaniques des bédouins mais aussi la structure sociale et l'organisation tribale.
Zénobar a réécrit le Codex pour former un nouveau canon divisé en deux livres : la Kuna et la Haqq.
La Jaddadislah est considérée par les orthodoxe comme une dégradation de leur religion par des barbares incultes.
La nouvelle réforme a donné lieu à d'autres courants, notamment la dangereuse secte des Munshaqqins, les "dissidents".

Religion
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