Casus Belli
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MessageSujet: Peuplement Lun 23 Avr - 13:34

Langues
La langue liturgique
La langue liturgique possède les mêmes origine que la religion : c'est une langue venue d'Hyperponant et arrivée jusqu'aux Landes par l'intermédiaire des prédicateurs au IIIème siècle.
Toutefois, la langue actuelle a évolué depuis les premiers siècles, simplifiée et adaptée pour être facilement accessible à tous, elle est faite pour la pédagogie de masse afin d'enseigner aux fidèles les préceptes de la religion.
La langue liturgique, aussi appelée langue ancienne ou plus simplement l'Antique, est non seulement la langue de la religion et des textes sacrés, mais aussi la langue de la science et de la poésie. Jusqu'au XIème siècle, elle était aussi la langue de l'administration et de la diplomatie, mais étant donné qu'elle n'était parlée que par les clercs et quelques érudits, le Roi Raoul Ier décida de lui suppléer la langue vulgaire afin d'être comprit par tous.
Ceux parlants la langue liturgique, appelés litteratus, sont une minorité, mais elle garde tout de même un caractère sacré. Lorsqu'un charlatan utilise l'Antique pour escroquer, il impressionne tout de suite les plus naïfs paysans.

Le bas-landique et le haut-landique
Les populations du Nord et du Sud de l'île parlent toutes deux une langue landienne appelées haut-landique et bas-landique. C'est la langue du peuple, appelée aussi langue vulgaire ou vernaculaire. La ligne de démarcation séparant les deux dialectes est situés approximativement dans la Marche-Franche, mais depuis l'Unification le Bas-Landique a tendance à progresser vers le Nord. Bien que ces deux langues aient une origine commune, les deux peuples ne se comprennent pas, ou très peu.
Accompagnant la révolution intellectuelle du XIème siècle, la littérature en langue vulgaire va s'épanouir à travers la poésie, les chansons de gestes, les romans et les traductions depuis la langue ancienne.
Avec l'Edit du Roi Raoul en 1035, la langue vulgaire se répand, devenant celle de l'administration, des lois, des testaments et des chroniques. Mais ceci se fait au dépend du haut-landique, car la cour étant installée à Castelion, le bas-landique devient la langue de la royauté. Toutefois, le haut-landique ne disparaît pas pour autant, soutenue par une importante poésie encouragée par les princes du Nord refusant de voir leur langue supplantée par celle du Sud.

Landais
Bien que partageant un même Roi et une même religion, la population des Landes est loin d'être unifiée. On distingue deux grandes familles : les Baslandais et les Hautlandais.

Les Baslandais
Les habitants du Sud du Royaume, occupant la Pagagne, la Lucie, la Cahogne et la Marche-Franche occidentale.
Les Baslandais se targuent d'être les inventeurs de la chevalerie et de l'amour courtois, les précurseurs d'une société raffinée et poétique, les initiateurs de la révolution culturelle.
Ils sont loin de former un peuple uni. Ils aiment à se diviser en rivalité régionale : les Lucéens se complaisent à dire des Cahogniens qu'ils sont des avares sans scrupule et des Pagagnais qu'ils sont lents d'esprit avec des regards bovins. A l'inverse, les Lucéens sont réputés arrogants et imbus d'eux mêmes, égoïstes et lubriques.

Les guerriers Baslandais sont de valeureux cavaliers et d'excellents épéistes. Mais la noblesse a souvent la volonté de se prouver sa valeur par de grands exploits, ignorant la discipline et les ordres. Leur courage n'a alors d'égal que leur imprudence.

Les Hautlandais
Les habitants du Nord sont réputés pour êtres rudes et vulgaires.
Ils tiennent en très haute considération la notion de liberté. Ils sont solitaires et n'apprécient pas d'avoir des voisins à proximité, ce qui empêcha pendant longtemps l'épanouissement des villes, expliquant la moins grande urbanisation du Nord. Pour autant, ils tiennent l'hospitalité pour sacré : jamais ils ne refuseront le gîte à un voyageur, jamais ils ne porteront la main sur lui, au risque d'un grand déshonneur. S'ils sont instables et coléreux, ils sont aussi droits et loyaux, portant une grande importance à la promesse.
Il existe chez beaucoup de Hautlandais une véritable tendance nationaliste, surtout depuis que le pouvoir royal s'est installé à Castelion, orientant le centre politique du Royaume vers le Sud et délaissant le Nord, créant un sentiment de rejet des populations nordiques. Les Hautlandais sont très attachés à leurs coutumes et à leur langue, voyant d'un mauvais oeil tout ce qui vient d'au-delà de la Marche-Franche. C'est pour cela qu'au Sud ils passent pour être refermés sur eux même, antipathiques et secrets.
Ils ont ainsi une conscience d'eux même, contrairement aux Baslandais qui restent très divisés, bien qu'une certaine rivalité oppose encore ceux de la forêt à l'Est à ceux des lacs à l'Ouest.

Entraînés à la chasse dans les grandes forêts du Nord, les Hautlandais sont d'excellents archers. Leur conscience de corps les rends très disciplinés et obéissants. Mais ce peuple rendu superstitieux par les mythes du Grand Nord est aussi très naïfs et peureux, pouvant être facilement mit en déroute.

Les étrangers
Depuis la propagation du Fléau, les étrangers sont très mal vu. On les accuse volontiers, surtout les infidèles, d'être les responsables de l'épidémie en empoisonnant les puits des villages. Plusieurs lynchages d'étrangers ont été rapportés dans les villages reculés, et certains seigneurs en ont profité pour expulser ces populations tout en leur confisquant leurs biens.
On distingue deux types d'étrangers : les continentaux, ressortissant du continent Aurore, partageant la religion triaphysite et la langue liturgique ; et les étrangers infidèles qu'on appelle méphases (ceux qui ne sont pas en phase avec Dieu), pratiquant une autre religion et parlant une langue incompréhensible.
Les étrangers, qu'on retrouve principalement dans les grandes villes, sont souvent reconnaissables par leurs costumes, leurs accents, voir leurs couleurs de peau.

Les continentaux
Les Valentins forme la principale minorité issue du continent. C'est un peuple de marchands et de banquiers parcourant le monde au nom du profit, ayant mauvaise réputation en raison de leur position d'usuriers ; on les dit avares, escrocs et cupides, dénués de tous sens morale.
La culture valentine a une grande influence sur la société des Landes. De leur pays ils ont apporté une mode vestimentaire plus colorée, luxueuse et échancrée que le morne habit landais ; une nourriture plus faste et l'art de l'orfévrerie.
Certains clercs voient d'un mauvais oeil cette influence car les Valentins sont réputés pour leurs moeurs légères. Ils seraient infidèles, lubriques, efféminés et sodomites. Ils auraient apportés ce qu'on appelle le "mal valentin", la syphilis.

Les Estanguais, peuple de marins explorateurs, forment la seconde communauté étrangère dans le Royaume. Ce sont de grands pêcheurs de baleines, au langage chantant mais aux moeurs volages. Parmi eux on compte les meilleurs navigateurs du monde, grands connaisseurs des océans et des mers du levant au couchant.
Peu habitent à l'année dans le Royaume, mais beaucoup font escale dans les ports landais, si bien que les tavernes des villes côtières sont toujours pleines d'Estanguais de passage. Ils apportent avec eux les actualités du monde et les légendes des pays lointains qui fascinent les paysans.

Le reste des peuples du continent sont très peu représentés dans les Landes.
Les raids vikings ont laissé quelques nations, qu'on appelle Normans, issues des peuples Tartons du Nord. Mais ces immigrés installés depuis des décennies dans le Royaume se sont totalement fondus dans la population locale, et leur origine ne transparaît qu'à travers leurs noms.

Les méphases
La principale communauté méphases est formés par les Derzis.
Eux même ignorent d'où ils viennent et sont depuis un millénaire à la recherche de leur Terre Natale, qui passe pour être mythique. En attendant, leur diaspora s'est répandue à travers le monde entier, formant des communautés fermées et secrètes dans de nombreuses villes, parfois regroupé dans un même quartier, comme le Ghetto à Castelion. Ces communautés forment un grand réseau dont les derzis se servent pour construire d'importantes corporations marchandes et banquières.
Les derzis se sont en effet spécialisés dans les échanges monétaires, ce sont des usuriers et des trafiquants d'or et d'épices. A cause de cela, ils ont mauvaises réputation et la population superstitieuse leur impute toutes sortent de méfaits, les rendant responsables des épidémies, des famines et des catastrophes naturelles. Ainsi, les derzis sont les premiers à subir la colère du peuple lors des crises, endurant les spoliations, les expulsions et les lynchages.
Les derzis sont reconnaissables à leur peau cuivrée, à leur yeux très clairs et à leur tête enturbannée. Ce sont les adorateurs d'un panthéon de dieux à têtes d'éléphant et aux innombrables bras. Leur clergé est très sommaire, construit autour d'un chef de communauté, le Sidoine, élu par les fidèles souvent parmi les vieillards érudits, qui dirige les prières dans un temple souterrain, à l'abri des regards.
Dans beaucoup de région ils sont tolérés, notamment pour les bienfaits économiques qu'ils apportent ; on leur laisse leur liberté de culte tout en restreignant leur droit : on leur interdit certains vêtements, de porter des bijoux, de posséder des armes, de monter à cheval ou encore d'entrer dans certains bâtiments publics et bien sûr d'épouser une fidèle triaphysite. Les derzis possèdent leur propre justice pour juger leurs membres, mais lorsqu'ils sont opposés à un fidèles triaphysite ils n'ont plus aucun droit.

Plus rare parmi les méphases, on peut tomber sur des Sanlars, originaires d'Hyperponant, fidèles de la Jaddadislah, ou encore des Noirs, souvent issus des rapts dans leurs contrées d'origine et vendus sur l'Île comme esclaves, pratiquant une religion animiste proche de la nature.

Peuplement
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