Casus Belli
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MessageSujet: Castelion, la capitale Lun 23 Avr - 13:33

Castelion est l'une des plus grandes villes du monde avec ses 100 000 habitants.
Elle est le centre politique, religieux, culturel et économique du Royaume, où tous les grands princes, les prélats, et les plus riches se rejoignent.
C'est le Roi Hubert Ier qui installe officiellement la capitale du Royaume des Landes à Castelion, délaissant l'héritage Plantigrade du Nord pour celui des Léonides du Sud. Depuis, le Roi y a sa résidence principale, ce qui a attiré autour de lui une nébuleuse de grands barons qui a permis l'essor de la ville.

Carte de Castelion:
 

La Citadelle
Plan de la Citadelle:
 
Véritable ville dans la ville, la Citadelle est la cité du Roi et de sa cour.
Elle est construire sur le rocher du lion, une île proche de la côte, qui était l'une des résidences principales des Rois de Basse Lande. Lorsque l'île est devenu officiellement le lieu de résidence des Rois des Landes, le château fortifié a peu à peu laissé place à un somptueux palais d'habitation.
L'endroit est cerné par une haute muraille de 10 mètres de haut, protégé de 15 grosses tours. On y accède par un pont qui mène jusqu'à la barbacane*, ou par mer en accostant au quai du Roi.
L'entrée est gardée par une double herse de fer forgé entourées de puissantes tours jumelles.

La conciergerie
La conciergerie est le lieu de résidence du concierge. C'est un bâtiment aux portes du palais, accolé à l'Académie palatiale.
Le concierge est le maître des requêtes, qui reçoit les sujets du Roi désirant le rencontrer. C'est aussi le gardien du palais lorsque le Roi s'absente, et le détenteur de la justice sur toute la juridiction palatiale.
Il est aussi chargé de la surveillance des prisonniers gardés dans les geôles de la conciergerie.

L'Académie
L'Académie est l'école palatine fondée par le Roi Raoul Beauclerc en 1039, qui avait la volonté de former des agents royaux compétents.
Elle dispose d'un scriptorium* très actif qui copie et traduit des livres anciens, d'une école monastique, de laboratoires, d'une grande bibliothèque.
C'est devenu le lieu de rassemblement des érudits du Royaume, qu'ils soient clercs ou non : des théologiens, des artistes, des médecins, des géologues, des astronomes, des cartographes...etc.
L'Académie est très réputée de part le monde, et participe au rayonnement de la royauté.
Sous la protection du Roi, elle échappe à l'influence du Primat et au conservatisme de l'Eglise, en faisant un lieu de science ouvert à l’esprit critique, n’hésitant pas à laisser des étrangers, voir même des Derzis, tenir des conférences et partager leurs enseignements.
Elle est gérée par un ordre de moine dirigé par un abbé dont dépend aussi la grande chapelle palatine où le Roi et ses compagnons assistent à la messe.

Le Palais
C'est lorsque l'on passe la grande arche que l'on se trouve véritablement dans le palais, la résidence du Roi.
Le logis du Roi se trouve dans le Vieux Donjon, vestige de l'ancienne forteresse, une tour de plusieurs étages au sommet de laquelle le monarque peut dominer toute la capitale.
On y trouve la grande chambre du Roi, la garde robes, la chambre du chambellan et plusieurs chambres destinées à accueillir les invités les plus prestigieux.
Au rez de chaussée est placé tous ce qui sert à la bouche du Roi : les cuisines, les celliers, la paneterie, la fruiterie, la vénerie.
On y accède par la galerie principale, qui dessert aussi la salle des audiences, grande pièce où le Roi, assis sur son trône, reçoit ses sujets pour y exercer sa justice, les archives, où sont gardés en double exemplaire les actes royaux, les chartes, les ordonnances, les traités, les diplômes...etc, et la galerie des tapisseries, menant à l'Atrium.
Sur les murs de ce grand corridors se trouvent exposées de magnifiques tapisseries racontant l'histoire du Royaume, notamment le mariage d'Edmond et de Anne, la victoire de Lothaire Ier sur son grand cousin ou encore la croisade gelée menée par Lothaire II.
l'Atrium, construit par le Roi Raoul Ier pour y organiser ses fameux banquets où est née la culture courtoise, est la grande salle d'apparat où se rassemble le Parlement. S'y déroule aussi les grandes fêtes organisées par le Roi.
Plus loin se trouvent la bibliothèque royal, contenant plus de 500 livres provenant pour la plupart de l'Académie, et les thermes royaux, les bains du Roi, et sa salle de parement, où il s'habille.

Le logis de la Reine et celui des princes et des princesses se trouvent dans des bâtiments à part. Ce sont des hôtels particuliers où vit la famille royale accompagnée de leurs courtisans, de leurs valets et de leurs invités.

A la pointe Sud de l'île, au delà des murailles de la Citadelle, se trouvent les magnifiques jardins royaux où sont plantés divers arbres exotiques venus du continent et d'Hyperponant, symbole de la richesse du Roi.
C'est ici que le Roi organise ses tournois. On y plante alors de grandes tentes qui forment un véritable petit village, avec forgeronts, infirmerie et divers marchands, et au centre la lice de joute.

Après les jardins se trouve le phare du lion, guidant les bateaux vers le port de Castelion.

Le Sanctuaire
Plan du Sanctuaire:
 
Si la Citadelle est la capitale politique du Royaume, le Sanctuaire en est la capitale religieuse. C'est la résidence du Primat, la cité des clercs et un haut lieu de pèlerinage grâce à la présence du tombeau de saint Sabin et de nombreuses basiliques.
Le Sanctuaire est entouré d'une enceinte hexagonale et de 6 grosses tours gardées en permanence par les sergents de l'ordre des Portes-Flèches.
La route qui y mène, appelée la voie du pèlerin, est encadrée par deux grands murs de chaque côté, qui relient le Sanctuaire à la ville de Castelion. Le chemin est bordé d'auberges, de tavernes et de boutiques vendant des objets saints en s'appuyant sur la crédulité des fidèles pour faire du profit, soutenues par l'Eglise car elle en tire un fort bénéfice à travers les impôts.
La route s'arrête devant des portes monumentales fermées par une herse géante. Les pèlerins de toutes sortes, représentant l'ensemble de la société, s'agglutinent devant l'entrée en attendant leur tour afin de pouvoir pénétrer dans le lieu sacré. Les chevaliers de l'ordre des Portes-Flèches surveillent les allés et venus, fouilles les pèlerins et les contrôle.
A l'intérieur, les armes sont interdites. C'est pour cette raison que beaucoup de nobles et de marchands s'y donnent rendez-vous pour négocier ; protégés par le caractère saint du Sanctuaire, ils ne risquent rien de leur adversaire.  

Une fois dans l'enceinte, on ressent un grand bien être. Il y règne une atmosphère paisible et reposante, presque mystique.
L'aura des grands édifices blancs couverts de lierre, des chemins cernés de statues, sillonnant entre les vergers et les jardins qu'entretiennent les chanoines, créent un climat de sérénité, soutenu par un grands silence.
Là et là, des hommes en bures, des moines fixant le sol, les mains jointes, des pèlerins au contraire, la tête bien haute, émerveillés par ce qu'ils voient. Puis passe un grand dignitaire de l'Eglise, entouré de son escorte de chevaliers réguliers à qui il manque juste l'épée.
Les jours de procession, le calme laisse place à la ferveur religieuse, la foule crie son amour pour Dieu et pleure devant les reliques sacrées sorties à cette occasion. Ce sont les seules fois où la tranquillité du Sanctuaire est brisée.
Seuls les hôtes de marques, les grands nobles et les dignitaires étrangers, peuvent séjourner au sein du Sanctuaire, dans les chambres de l'hôtellerie. La nuit tombée, les pèlerins sont mis dehors et doivent dormir dans les auberges de la voie du pèlerin ou à Castelion.

La Sainte Basilique
La Sainte Basilique est sûrement l'édifice religieux le plus majestueux de tout le Royaume. Avec son grand dôme flottant à plusieurs mètres du sol, l'architecture du bâtiment passe pour un miracle. Elle illustre à elle seule le Sanctuaire, les pèlerins venant du monde entier juste pour l'admirer et prier en son sein.
Le bâtiment s'élève devant la grande place Saint-Sabin, toujours remplie de pèlerins et de moines, encerclé par les appartements des clercs.
La Sainte Basilique renferme le tombeau de saint Sabin, le patron du Royaume, celui qui convertit les Landes avant de devenir le premier Primat, mort en martyr assassiné par d'immondes païens. Son gisant trône au centre de l'Eglise, entouré d'un grand déambulatoire illuminé par le marbre polychrome provenant de Valentine. Le corps de pierre représente un être serein, les mains jointes et le sourire au lèvre, habillé d'une modeste bure et ne portant aucun bijoux, ce qui contraste fortement avec le luxe de l'Eglise.
Après une somptueuse nef entourée de mosaïques et de peintures, derrière un autel d'or incrusté de rubis et d'émeraude, se dresse un immense iconostase en argent massif représentant tous les Apôtres élémentaires ; de saint Nicopaule à saint Ixion, plus d'une quarantaine de portraits regardent vers les fidèles et semblent les soutenir dans leurs prières.
Il y fait toujours frais, même lors des plus chauds étés. L'endroit, embaumé par l'odeur de l'encens, est plongé dans la pénombre, éclairé seulement par quelques vitraux et par des centaines de bougies allumées par les pèlerins. Lorsque le prêtre n'y célèbre par la messe, on n'y entend que des murmures et des bruits de pas.

Palais du Primat
Après la Sainte Basilique se trouve le palais du Primat.
C'est une drôle de résidence, sorte de mélange entre une forteresse et une cathédrale, encerclée de grands murs et de tours de garde.
C'est le logis du Primat et de sa cour, mais aussi le centre administratif du Sanctuaire et de l'Eglise ; le palais accueille quelques 200 personnes, tout dévoués à la cour du Primat, réparties dans les nombreux bureaux et chambres luxueuses. C'est ici que le chef de l'Eglise reçoit ses hôtes, dans la grande ou la petite audience, et où se déroulent les consistoires pour délibérer sur les affaires religieuse du Royaume, et les conclaves pour élire un nouveau Primat à la mort du dernier.

Le Primat loge dans la chambre la plus grande et la plus luxueuse. Il y a sa propre chapelle où il assiste à la messe, en compagnie de ses conseillers et plus proches amis, et de quelques privilégiés à qui il fait cet honneur. Pour un clerc, célébrer la messe pour le Primat est un immense privilège.
Le Primat peut se retirer dans son cloître pour méditer, ou bien dans se cultiver dans sa bibliothèque accueillant des manuscrits rares.

La Nécropole des Rois
La Nécropole des Rois se trouve au centre dans la crypte de la Sainte Basilique, où les chanoines veillent sur les tombes des monarques.  
Le Roi Lothaire II décida de la réorganisation de la Nécropole : autrefois elle n'accueillait que les dépouilles des Léonides, la dynastie royale de Basse Lande ; le Roi fit transporter les tombes des Plantigrades pour unifier les deux familles dans la mort ; désormais, la nécropole représente la chronologie du Royaume entier.
Au centre du mausolée se trouvent les tombes du Roi Edmond et de la Reine Anne, les unificateurs du Royaume.
Les tombes sont toutes surmontées d'un gisant. Tous les Rois ont le même visage, la même taille, la même apparence, signifiant la continuité royale entre les générations. On ne trouve pas que des Rois enterrés ici. Il y a quelques Reines accompagnant leurs époux pour l'éternité, des princes morts avant d'être Roi et des serviteurs de la couronne particulièrement proche des monarques. Pour un chevalier du Roi, c'est le plus grand des honneurs que d'être enterré avec son suzerain.
Des Rois des Landes, seul Raoul Ier n'a pas été enterré dans la Nécropole en raison de son excommunication.

Les halles marchandes
Castelion est plus un lieu de consommation que de production : la présence de la cour royale, de celle du Primat, de l'université et la position géographique de la ville qui la place au centre de la Basse Lande, en fait un lieu d'échange privilégié.
Les halles marchandes de Castelion est le marché de vente en gros et de produits alimentaires frais. C'est l'un des plus grand centre d'échange au monde où se retrouvent des marchands de toutes les nations.

C'est le Roi Raoul II qui créa les halles en transférant les marchés de la vieille ville à l'extérieur, pour suivre l'essor démographique de la capitale, mais très vite, les halles furent trop petites pour accueillir tous les marchands et beaucoup installèrent leurs étals aux alentours, dans les rues adjacentes.
D'abord en pleine air, des bâtiments s'élevèrent ensuite pour couvrir les marchés. Seul le marché aux poissons resta au pleine air.
Aujourd'hui, on y trouve 8 halles : la halle aux blé et farines, pour les céréales et les graines ; la halle aux cuirs, notamment pour les chaussures, les bottes, les ceinturons et quelques vêtements de cuirs ; la halle aux vins ; la halle aux fromages, pour tous les produits laitiers ; la halle aux herbes, pour les épices ; la halle aux viandes, qui vend gibiers et viande d'élevage ; la halle aux draps, pour tout ce qui est textile, draps, vêtements, tissus ; la halles aux fruits, qui vend aussi des légumes.

Après la fondation de la Hanse, le Roi confia à la corporation marchande le soin de réglementer le commerce, de fixer les prix, de maintenir l'ordre et de régularisé les contrats. C'est le chancelier des Halles, nommé par le Consul de la Hanse et accompagné d'adjoints et de sergents, qui administre le marché. Il gère les emplacements, accorde les droits de vente, veille au bon déroulement des échanges, rédige les contrat et traite les litiges commerciaux.



Les quartiers
La vieille ville
La vieille ville est le quartier historique de Castelion issu du premier emplacement de colonisation lorsque les premiers hommes s'installèrent à l'embouchure de la Combe.
C'est le quartier riche de la ville, où vivent la haute noblesse, les riches marchands et les grands bourgeois qui forment le patriciat de la ville, tirant leurs richesses de terres et du négoce. Il est très prestigieux pour l'aristocratie d'y posséder un hôtel particulier et seules les plus grandes familles du Royaume y ont leurs manoirs.

La vieille ville est entourée de remparts dépassées datant des Rois Léonides, dont certaines parties s'effondrent. On y trouve d'anciennes maisons vétustes construites en bois accolées à des maisons plus récentes construites toutes en briques.
Les rues ont été pavées sur ordre du Roi Hubert Ier, dérangé par la boue. Un réseau d’égouts permet de traiter et d’écarter les immondices tout en assurant l'arrivée d’une eau saine grâce au canal qui y passe et aux nombreuses fontaines. Les déchets sont ramassés, les mendiants et les cochons interdits.
Les rues sont toujours animées par des troubadours clamant leurs poèmes, souvent accompagnés de musiciens et d'acrobates, et des troupes de théâtres ambulants s'installent sur les places pour y jouer leurs pièces. C'est le quartier de Castelion où les artistes peuvent espérer gagner les plus.
On y trouve aussi plusieurs ateliers et boutiques proposant des produits de luxes sur des étals aux abords des rues, notamment des marchands de soie, des orfèvres et des apothicaires.

C'est aussi le lieu du pouvoir avec l'hôtel du Prévôt. C'est le plus plus beau bâtiment public de la ville, avec sa grande tour de l'horloge permettant aux habitants de connaître l'heure. L'intérieur renferme les appartements du prévôts et de sa garde, plusieurs bureaux, des salles d'archives, et la grande salle d'audience où le représentant du Roi et ses assistants reçoivent les pétitionnaires et légifèrent sur les litiges des citoyens. La salle est magnifiquement décorée, avec des gradins de bois placés en arc de cercle devant le bureau du prévôt. Les indigents peuvent assister aux séances depuis une esplanade sur-élevée, mais ne peuvent pénétrer dans la salle sans autorisation.
A l'extérieur, devant la façade de l'hôtel, se tient la place des peines, ou les condamnés sont pendus, décapités ou exposés pendant des jours à la populace.

Le jardin du forum est le seul vestige de la présence humaine des premiers siècles de notre ère, avec les ruines de l'ancien forum antique dont il ne reste que quelques grosses pierres de granites formant des arches et des colonnes sculptées. Au centre du jardin trône la statue de Lothaire Ier.

L'université
Au Nord-Est de la Vieille Ville se trouve le quartier de l'université, la corporation des étudiants et des professeurs. On y enseigne la théologie, la médecine, les sciences naturelles ou humaines.
C'est un quartier jeune, bruyant et très animé, de jour comme de nuit, où le prévôt peine à maintenir l'ordre. On peut dire que les étudiants profitent bien de leur statut de clerc et de leur immunité face à la justice laïque.
On y trouve plusieurs collèges, à la fois résidences des étudiants et lieux d'enseignement, de nombreuses librairies, des relieurs, des tavernes et des auberges.
Pour son calme, le cimetière du Père Gobert, avec ses tombes lugubres et ses caveaux de grands bourgeois, est le lieu privilégié des professeurs pour enseigner en pleine air.

Pour loger ses 10 000 étudiants, la ville a besoin de nombreux collèges. Il existe deux types de collèges : les collèges réguliers, pour les moines ; et les collèges séculiers, ouverts aux étudiants laïcs.
Le collège des arts est le plus grand, accueillant des étudiants âgés de 12 à 20 ans et dispensant la base des connaissances universitaires.
Le collège de médecine est situé juste en face de l'hôpital des invalides où les étudiants peuvent apprendre sur des modèles vivants. L'hôpital recueille en effet les pauvres de la ville qui deviennent des cobayes pour les apprentis médecins. Certains clercs dénoncent les conditions horribles des malades, mais l'hôpital a permit d'importantes avancées scientifiques en chirurgie.
Le collège de Lucie est un établissement fondé et financé par le Duc de Lucie. Il accueille des étudiants provenant du Sud des Landes, destinés à servir à la cour du Duc après la fin de leur étude, mais rapidement, le collège devint tellement réputé pour son enseignement qu'il commença à accueillir des étudiants non originaires de Lucie.
Le collège des Chandeliers est le plus connu de Castelion. C'est le collège de théologie le plus réputé du monde, où viennent des étudiants et des enseignants de tous les horizons.

La Geôlière

Les bas-fond de la capitale, c'est le quartier mal famé où vivent la vermine, les marginaux et les coupes jarrets.
C'est le haut lieu de la prostitution, des jeux d'argents et de la contrebande.
Au centre se trouve la Tour de la Geôlière, qui donne son nom au quartier. C'est une prison destinée à enfermer les adversaires politiques du Roi. Beaucoup de grands barons y ont séjourné, et y sont morts... On raconte que les conditions de détention y seraient inhumaines, que les prisonniers côtoieraient les rats et que pour se désaltérer ils lécheraient l'humidité de la roche. Les oubliettes équivalent à l'enfer, celui qui y est enfermé ne revoit jamais la lumière du jour et souffre le martyr pendant des années. La tour inspire la crainte aux habitants et aux ennemis de la monarchie. Visible à des kilomètres, l'édifice est devenu l'un des symboles de la ville et du pouvoir royal.

Le quartier de la Geôlière s'est construit autour de la prison, d'où les rues partent en formant une étoile.
Ici règne la pauvreté ; les maisons faites des bois et de torchis sont construites anarchiquement, formant des méandres de ruelles sombres et froides ; la plupart sont biscornues, penchées d'un côté ou de l'autres, donnant l'impression de vouloir s'effondrer sur la rue, d'autres mieux tenues sont les résidences des chefs de bande, alors que certaines sont de véritables ruines abandonnées, squattées par les vagabonds.
Seules les principales rues sont pavées, la plupart des venelles sont boueuses et sales, pleines de déchets et d'immondices, où vivent les cochons et les mendiants. Il y règne une forte odeur d'égout et une importante population de rats et de mouches.
Malgré la misère, c'est un quartier joyeux, toujours bruyant et très animé la nuit. Les ouvriers, les marins et les soldats aiment y venir une fois le soleil couché pour s'y détendre en buvant dans les tavernes, en jouant aux dès ou en pariant sur les combats de coqs. Les rues sont toujours remplies de bandes d’enfants et d'adolescents qui se réunissent en bande pour commettre de petits délits, souvent à la solde des vrais truands qui utilisent la misère des jeunes pour servir leurs propres intérêts. Les tavernes sont le lieu privilégié pour le recrutement des mercenaires.
La violence y est importante, mais les gardes royaux pénètrent rarement dans ce quartier, laissant le maintien de l'ordre aux différents chefs de bandes à qui le prévôt délègue officieusement quelques pouvoirs. Ainsi, la Geolière est contrôlée par la pègre, les détenteurs des bordels et des tavernes du coin, maîtres des trafics en tout genres et de la contrebande.

Le Port

Le port de Castelion est un quartier cosmopolite où se croisent le son des langues étrangères et les cris des mouettes.
Du matin jusqu'au soir, de gros bateaux accostent sur les larges quais, provenant du continent ou des autres ports des Landes, pour y débarquer leurs riches cargaisons et leurs voyageurs étrangers.
Sur les quais, il y a toujours une foule de gens, des marins principalement, qui s'affairent à descendre des navires les tonneaux et les bagages, mais aussi des pêcheurs et des marchands ambulants qui proposent leurs services ou leurs marchandises aux nouveaux arrivants.
S'y mélangent l'odeur du poisson et les effluves des épices, les couleurs des voiles et des vêtements exotiques, la carnation des peaux étrangères.
Le port est surveillé par la milice de la Hanse, qui contrôle le quartier, faisant des rondes et inspectant les cargaisons pour lutter contre la contrebande. Avant d'entrer dans le port, les marchands doivent passer par la douane pour que leur cargaison soit inspectée et taxée.
Sur ordre du Consul, des navires peuvent être mis en quarantaine et doivent rester sur l'île ??? pendant plus d'un mois.

C'est aussi un quartier d'habitation, avec de grandes maisons montée sur pilotis et tournées vers la mer, mélangées aux cabanes de bois des petits pêcheurs.
Entre les logements se trouvent de grands entrepôts appartenant aux riches familles de la Hanse où sont stockées les marchandises avant d'être acheminées vers les halles ; des bureaux de change pour la plupart tenus par des Valentins ; et des auberges afin d'accueillir les marins étrangers.
Ces auberges sont toujours très animées, de jour comme de nuit, et sont le lieu de rencontre entre les cultures, là où l'on va pour s'informer des actualités du monde ou pour écouter les légendes des pays lointains que transportent avec eux les navigateurs.

On y trouve aussi le port de guerre du Roi, où la flotte royale se repose, et l'Arsenal, le chantier naval de la Hanse qui emploie quasiment la totalité des habitants du ports (en dehors des marins et des pêcheurs) et produit des bateaux en grands nombres, achetés par les diverses puissances du Royaume et les familles marchandes.

Le quartier des halles
Les halles marchandes ont donné leur nom à ce quartier.
C'est la zone commerciale de la ville. Le jour, c'est une fourmilière bruyante sentant bon les épices et le parfum, où le peuple s'agglutine pour faire ses emplettes. Toutes les classes sociales s'y rejoignent et les petits voleurs de la geôlière s'y régalent, volant la bourse des plus riches à l'insu de tous. Ici, les Landais côtoient les Valentins et les derzis assez riches pour échapper aux persécutions.
Les ateliers débordent dans les rues où les étals longent les voies, fait souvent de simples bancs sous des auvents.
Il est difficile de se déplacer en raison des étalages qui encombrent les rues et des passants qui s'y arrêtent.
Au milieu de la foule, il n'est pas rare de voir des gardes royaux ou des miliciens de la Hanse faire leur ronde et alpaguer quelques jeunes à l'aspect douteux.

On y trouve les luxueux manoirs des riches marchands de la Hanse ; de grands jardins et des fontaines financés par ces mêmes marchands, qui par leur largesse tentent de s'attirer les faveurs du peuple ; plusieurs banques construites en pierre et truffées de sentinelles lourdement armées, car elles renferment au fond de leurs chambres fortes de grandes quantités d’or.

Le Ghetto

Le Ghetto est l'ancien quartier des fonderies tenus par les Valentins, qui à l'époque fondait les pièces d'argent pour les Rois. Après la fermeture des fonderies, le quartier est devenus celui des Derzis. On l'appelle aussi la derzerie.
C'est un endroit insalubre, principalement dû à la surpopulation : les derzis y vivent entassés les uns sur les autres, dans des espèces de bidonvilles, des maisons succinctes construites à la va vite avec des matériaux de récupération. La promiscuité engendre la maladie et la violence, favorisées par la famine et les persécutions orchestrées par le prévôt. Plusieurs fois dans son histoire, le quartier fût placé en quarantaine et sombra dans le chaos.
Laissé à lui même, le ghetto est sous le contrôle du chef de la communauté des Derzis. C'est devenu un lieu de passage pour les contrebandiers qui profitent de l'absence d'autorité royale pour s'atteler à leur trafique.

Pour les castelois, le Ghetto a mauvaise réputation. Dans l'esprit populaire, c'est une zone de non-droit, voir carrément un pays étranger où règne la loi des infidèles. Les épidémies s'y répandent par la punition divine
On y trouve plusieurs temples derzis clandestins, construits souvent dans les sous sols des maisons.

La Grenouillère
Le quartier tire son nom des anciens marais aujourd'hui asséchés sur lequel il est construit et où habitaient de nombreuses grenouilles.
C'est un quartier industriel où l'on trouve de nombreux ateliers de céramique, d’orfèvrerie et de tisserands.

La grenouillère forme une sorte de quartier secondaire, accueillant les habitants de deuxième classe pas assez fortunés pour habiter la vieille ville. Les familles nobles ne pouvant s'offrir un hôtel dans la vieille ville y ont leur manoir.
Plusieurs édifices religieux s'y trouvent, comme le couvent des Sabines, l'église de la grâce de Dieu et la
commanderie de l'Ordre des Portes-Flèches.

Loisirs
L'arène

L'Arène est un amphithéâtre ovoïde construit par les Rois de Basse Lande sur le modèle des anciens théâtre antique d'Hyperponant.
Vieux de plusieurs siècles déjà, l'édifice est à moitié en ruine : la vieille pierre érodée par le temps est recouverte de mousse verte, une partie des gradins s'est effondré et plusieurs arches sont par terre.
Pour autant, l'Arène est toujours en service. On y organise toutes sortes de jeux : des joutes, des combats de gladiateurs, des courses de chars ou de chevaux et même des pièces de théâtre et d'autres spectacles.
Les jeux sont très appréciés du peuple, et c'est l'occasion de voir le Roi et sa famille à la tribune. Lors des crises, les jeux de l'arène sont souvent le prétexte pour des débordement d'ordres politiques qui finissent par enflammer tout le quartier.
L'arène appartient au Roi, mais est louée à des particuliers pour qu'ils y organisent des jeux.

Le Valet Noir
Le Valet Noir est la taverne la plus connue de Castelion. C'est un établissement populaire où se retrouvent les ouvriers, les marins et les mercenaires pour jouer aux cartes, aux dés et aux échecs, tout en buvant de l'alcool à foison. Il y règne toujours une bonne ambiance, les rires des clients résonnent dans le bâtiment à en faire trembler les murs et les cris percent jusque dans la rue. Les bagarres y sont habituelles, dépassé une certaine heure cela devient même un jeu. Les morts y sont rares car même souls jusqu'à la lie les clients savent s'auto-gérer, respectant une espèce de coutume locale connue de tous les habitués.
La nuit, dans les sous-sols du Valet Noir, se déroulent les combats du Cercle, une compétition de duel à mains nues sur laquelle les clients aiment à miser beaucoup d'argent.
Le Valet Noir est aussi le repaire des mercenaires prêts à être recrutés et le lieu de rendez-vous des trafiquants, des chefs de bande et des voleurs.






Le Chenil

Sous ses apparences de luxueux cabaret où d'innocents joueurs de cartes profitent de la musique et des spectacles de danse, le Chenil cache le lupannar le plus décadent de Castelion. Plusieurs fois déjà l'Eglise a demandé à la prévôté la fermeture de l'établissement, mais les relations haut placées du propriétaire lui a permis de rester ouvert.
Derrière les rideaux de soie rouge, on peut jouir de tous les plaisirs du monde : homme ou femme, à la peau d'ébène ou de lait, aux cheveux d'argent ou de feu, minces, grasses, grandes ou petites...etc. Le Chenil est au centre d'un vaste réseau d'esclavage, faisant venir ses "marchandises" des quatre coins du continent pour toujours plus d'exotisme.
Ici on peut assouvir ses vices les plus cachés ; on fait fit de toute moralité et les fantasmes les plus immondes peuvent y être assouvis.
Le bordel est divisé en deux parties : l'une est réservée aux plus riches, à la noblesse et au grands bourgeois, l'intimité et le silence y sont respectés et la sécurité assurée par une garde grassement payée, le secret est l'une des promesses de la maison et ce pourquoi elle est si reconnue. Il existe des passages cachés passant dans les souterrains de la ville pour entrer et sortir incognito, très utilisés par les prélats qui veulent passer du bon temps sans être vu ni par Dieu ni par l'Eglise.
L'autre partie est pour les plus modestes, les mercenaires et les petits chevaliers désireux de passer du bon temps. Les pièces sont simplement fermées d'un draps et les clients baisent les uns devant les autres (voir sur les autres), s'échangeant les filles au milieu de l'alcool et de la fumée de l'opium.

Cabaret Pazzolo
Situé sur le port, c'est un petit cabaret tenu par un Valentin grassouillet au fort accent où se produisent des troupes d'acteurs et de danseurs, des poètes et des musiciens.
Luigi Pazzolo, le tenancier, est un mécène passionné qui promu les jeunes auteurs.
L'établissement est reconnu dans toute la ville et même au delà, faisant la réputation des artistes et la détruisant au grès des envies du public. Les meilleurs troubadours de Castelion ont commencé par joué pour Pazzolo et plusieurs d'entre eux ont été repérés par de grands seigneurs, voir le Roi lui même, et jouent désormais dans une luxueuse cour, entourés de tout le confort et recevant une forte rente.
C'est un lieu populaire où les roturiers aiment se retrouver en s'entassant devant la scène, alors que les nobles et les bourgeois peuvent observer le spectacle depuis les balcons à l'étage.
On raconte que le Roi aime y venir en secret, recouvert d'une simple cape afin de se faire passer pour un paysan.

Les hôtels particuliers
Avec l'installation permanente de la cour royale à Castelion, les manoirs et hôtels particuliers ont commencé à fleurir. Certains grands princes féodaux passent plus de temps dans la capitale que dans leur domaine, et ont donc besoin d'un logis confortable et à la hauteur de leur renommée.
Ces hôtels privés sont constamment habités de valets et d'intendants, de familiers et de vassaux empruntant le logis de leur maître lors de leur séjour à Castelion.
Dans le quartier des halles, on trouve aussi les imposantes maisons des riches marchands qui égalent en beauté les manoirs de certains nobles.
La noblesse redouble d'effort pour avoir l'hôtel le plus majestueux de la ville, tout en veillant à ne pas offenser l'Eglise en dépassant le clocher de la cathédrale.
Les nobles se font concurrence pour savoir qui aura la plus grande tour, la porte la plus monumentale et les plus beaux jardins. Les rez-de-chaussée, voir les premiers étages, sont souvent construits en grosses pierres, comme les châteaux, car la cité est sujet aux intrigues politiques : mieux vaut se méfier des assassinats ou des émeutes provoqués à ses rivaux. A l'inverse, les étages supérieurs sont débordants de richesses, de tissus, de galeries pleines de tapisseries et de sculptures, de jardins intérieurs et de terrasses magnifiques donnant vu sur toute la ville. Pour se gagner des alliés et montrer leur puissance, les nobles n'hésitent pas à y livrer des soirées grandioses et décadentes réunissant tout le beau monde de la cité.

Le manoir de la vouivre

Le manoir de la vouivre est l'hôtel particulier de la famille de Guivre. Il est aussi appelé l'hôtel de Cahogne et accueille les membres issus de la noblesse cahons en plus de la famille ducale.
C'est un grand bâtiment situé dans la vieille ville, reconnaissable à son influence valentine dans son architecture, visible sur sa façade par la sculpture élaborée de ses encadrements de portes et de fenêtres.
La porte principale donne sur un vestibule ouvrant sur un grand escalier de marbre menant au premier étage. Au rez-de-chaussée se trouvent les cuisines, le cellier et les pièces annexes, ainsi que les chambres des valets et du chambrier. A l'étage, c'est la grande salle de réception, la galerie des batailles, exposant plusieurs tapisseries contant les exploits guerriers de la famille de Guivre, et le bureau du Duc où il reçoit ses audiences et dirige son domaine. Le second étage est réservé aux quartiers privées du Duc et de sa famille. On y trouve la garde robe et une dizaine de chambres, dont la plus luxueuse est naturellement celle du couple ducal. Enfin sur le toit se trouvent un pigeonnier et une grande terrasse habillée de plusieurs plantations exotiques et de statues. Lorsque les nuits sont douces, c'est ici qu'ont lieu les soirées organisées par le Duc de Cahogne.
L'intérieur du manoir vaut l'extérieur. Les pièces sont richement décorés de meubles de bois précieux finement sculptés sur lesquels sont exposés de la vaisselle d'or et d'argent ; les murs sont habillés de tableaux de grands maîtres, de fresques et de miroirs ; les sols recouverts de grands tapis provenant d'Hyperponant.

L'hôtel de Lucie

Le rez-de-chaussée du bâtiment fait penser à un petit château, il est renforcé de grosses pierres épaisses et de barreaux aux fenêtres. L'entrée ressemble à une barbacane et la coursive du dessus sert de chemin de ronde pour les gardes, mais une fois pénétré à l'intérieur on découvre un petit jardin magnifiquement décoré de plantes exotiques, de statues et d'une fontaine. Le premier et deuxième étages abandonnent l'aspect militaire pour celui d'un manoir plus classique, avec ses impostes et ses corniches sculptées.
L'extérieur paraît tout de même très lugubre comparé à la richesse de l'intérieur. La couleur bleue domine, avec ses tapis, ses tapisseries et ses fresques. Le jour, les pièces sont très lumineuses grâce aux nombreuses fenêtres et l'effet de grandeur est accentué plusieurs miroirs.
Au rez-de-chaussée se trouvent les cuisines, le cellier et la salle de garde. Le premier étage accueille une grande salle d'apparat et plusieurs chambres. Le deuxième est l'étage du Duc et de sa famille, avec la grande chambre ducale, la chapelle privée du prince et sa garde-robe.
L'hôtel possède plusieurs chambres capables d'accueillir de nombreux invités. Les valets loges dans le grenier, dans de toutes petites pièces à peine capable d'accueillir un lit.

Les hôpitaux
L'Hôtel Dieu
L'Hôtel Dieu est le grand hôpital de Castelion.
C'est un bâtiment très réputés, fer de lance de la médecine, capable d'accueillir une centaine de malade.
Y exerce les meilleurs médecins du continent, et même quelques étrangers, ainsi qu'un important personnel de clercs et de nonnes.
Il existe une forte rivalité entre les médecins, qui s'opposent selon leur origine. Ainsi les médecins issus de l'Académie n'apprécient pas les méthodes des médecins de l'université, et les médecins de l'Eglise refusent d'admettre les théories de leurs confrères laïc.

La maladrerie de la Charité
La maladrerie de la Charité est un hôpital situé tout au Nord de la Grenouillère.
Il est tenu par les Sabines, un ordre de moniales dont le couvent se trouve à proximité. La maladrerie possède deux ailes, l'une est réservée aux hommes et l'autres aux femmes.
L'aile des femmes est une maternité et un centre d'accueil pour les veuves les plus démunies et leurs enfants.

L'île au lépreux
L’île aux lépreux est une île située au large de Castelion. C'est un endroit glauque et morbide où s’entassent des malades forcés à l’exil.
Les lépreux sont quasiment laissés à eux même. Il n'existe que des vieux bâtiments délabrés ravitaillés par quelques clercs au grand coeur.

Hospice des petits pauvres
Tenu par quelques moines courageux, cet hospice est destiné à accueillir les pauvres de la Geolière.
On n'y soigne pas vraiment les maladies, le personnel n'ayant pas les compétences pour et les vrais médecins refusant de venir ici ; mais on y procure les premiers soins en recousant les plaies et en réduisant les fractures.
Surtout, on donne un lit et à manger aux pauvres du quartier, et on accueille les orphelins.
L'hôpital est financé à l'aide de don, mais refuse l'argent sale des bandes du quartier. Il a des problèmes elles, car les chefs voient d'un mauvais oeil l'activité des clercs cherchant à détourner les enfants de la criminalité.

Les défenses
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Castelion est protégée par deux enceintes. La première, appelée enceinte des Léonides, faite de murailles courtes et vieillissantes, entoure le quartier de la vieille ville. La seconde, construite par le Roi Lothaire Ier, encercle les anciens faubourgs et même au delà, laissant dans la ville bon nombre de champs et de fermes.  
La cité est entourée par 10 portes, dont l'une menant au Sanctuaire par la voie des pèlerins cernée par deux murailles. Toutes sont gardées par des puissantes tours jumelles et fermées par des herses de métal et d'imposantes portes de bois qu'un homme seul peine à bouger.

La Guerre Civile a démontré que la prise de la ville était très compliquée, mais pas impossible. Il aura fallut un siège long de deux ans pour que les rebelles parviennent à y entrer, et l'attente aurait pu être plus longue sans la capitulation du Roi. Personne dans les rangs rebelles n'osa prendre le risque d'un assaut, ce qui aurait été suicidaire. Au vu de la taille de la ville, il faut une très grande armée, plus l'aide d'une flotte afin d'effectuer le blocus du port, pour bloquer toutes les issues et rendre le siège hermétique.

Gardemer
Gardemer est la forteresse gardant l'embouchure de la Combe. Elle surveille les allés et venus et contrôle les passages grâces à une grande chaîne aux maillons énormes, que l'on peut détacher et plonger dans l'eau pour gêner le passage des navires et bloquer toute la circulation fluviale. Elle surveille aussi les passages par voie terrestre, en contrôlant le pont qui le traverse.
Gardemer est un fort imposant, construit sur une île au centre des deux rives du fleuve. Battit à l'époque des Léonides, l'infrastructure est vieillissante, mais sa position insulaire la rend presque imprenable.

Administration de la ville

Le Roi délègue la gestion de la capitale au prévôt, un officier détenant de grands pouvoirs faisant de lui le vrai maître de la ville.
Dans les faits, le prévôt n'a pas autorité sur toute la ville. Certaines rues, formant des seigneuries urbaines appartenant aux clercs, sont administrées par l'Eglise et sont exclues du pouvoir laïc, alors que la Hanse possède le contrôle effectif du quartier des halles et du port, et que le quartier de la Geolière est officieusement entre les mains des chefs de bande. De plus, la citadelle se trouve sous la juridiction du Concierge, alors que le Sanctuaire est gouverné directement par le Primat. Les conflits de juridictions ne sont pas rares et amènent souvent à des tensions entre la prévôté, la hanse et les pouvoirs religieux.
L'administration de la ville est un jeu complexe, Castelion forme un état dans l'état. Le prévôt est à la tête d'un véritable gouvernement, entouré d'une armée d'assistants : des juristes, des notaires, des messagers, des sergents et toute une chancellerie. Sa mission la plus difficile, en plus du maintien de l'ordre d'une population indocile, est l'approvisionnement en grains et en eau de la ville, une tâche qu'il délègue au curateur, autre grand personnage du gouvernement de la ville.
L'actuel prévôt de Castelion est un Valentin nommé Piero Pazzoli (ou Pierre Passole).

Les gardes royaux sont reconnaissables par leurs habits bleus. Ils sont équipés d'un chapel de fer et d'un haubert, armés d'une épée, d'une dague et d'une arbalète.
La garde est sous les ordres directs du prévôt et font un travail de police : ils maintiennent l'ordre, surveillent, protègent et enquêtent, en plus de lutter contre les incendies.
Les gardes royaux ne sont pas la seule force armée dans la ville. La milice de la Hanse, fait de mercenaires diverses et variés, patrouille aussi dans les rues et les chevaliers de l'ordre des Portes-Flèches protègent les zones sous l'influence de l'Eglise. A cela on peut rajouter dans une certaine mesure les bandes de scélérats de la Geolière, et les gardes rapprochées des divers seigneurs et grands bourgeois.

Castelion, la capitale
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